"En 2004, il est difficile d'attendre que le taux d'inflation descende au-dessous des 10%. Il serait plutôt légèrement supérieur, c'est-à-dire pratiquement le même que l'année dernière", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse donnée mardi au siège de RIA Novosti.
L'année dernière, selon les données officielles, il a été de 12%.
Boris Fedorov a rappelé que le haut niveau d'inflation se maintenait depuis bien des années malgré une situation économique et politique stable, l'afflux de recettes en devises et un budget excédentaire.
De ce point de vue l'année 2004 ne promet pas de changements substantiels, estime Boris Fedorov.
"Autant dire que le problème de l'inflation est devenu chronique. Ce n'est plus une hyperinflation mais personne ne se propose de la ramener au niveau des Etats civilisés", a-t-il ajouté.
La cause principale de l'inflation, à son avis, n'est pas la hausse des tarifs des monopoles naturels mais la politique monétaire inefficace de la Banque centrale.