La Russie n'envisage pas de suspendre la centrale nucléaire d'Arménie

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EREVAN, 30 janvier (de notre correspondant Gamlet Matevossian). La Russie n'envisage pas de suspendre le travail de la centrale nucléaire d'Arménie, a déclaré vendredi aux journalistes le vice-premier ministre russe Boris Aliochine.

Selon lui, il s'agit justement de perfectionner le fonctionnement et d'augmenter l'efficacité de la centrale arménienne, mais il n'est pas question de la fermer.

Même si l'énergétique nucléaire est encore imparfaite, il est évident qu'elle a un grand avenir, a relevé Boris Aliochine.

L'Union européenne insiste sur la nécessité de fermer au plus vite cette centrale et se dit prêt à accorder à ses fins 100 millions d'euros. Les autorités arméniennes estiment que la centrale doit fonctionner tant que la république n'a pas de sources alternatives de puissance nécessaire.

En septembre 2003, le gouvernement arménien a confié la gestion fiduciaire de la centrale à la société EES Rossii pour un délai de cinq ans.

La centrale nucléaire d'Arménie a été suspendue en mars 1989 et relancée en novembre 1995 suite à une crise énergétique violente qui s'est déclarée dans la république. Le deuxième groupe de la centrale, doté d'un réacteur russe de la première génération, assure, en moyenne, de 30 à 40 pour cent de l'énergie électrique produite en Arménie. Selon les experts, la centrale en question pourra fonctionner jusqu'à 2016.

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