La veille, cette dernière a annoncé qu'elle relevait les notes de crédit de la Russie, qui passaient de BB à BB+ pour les obligations à long terme en monnaie étrangère et de BB+/B à BBB-/A-3 pour les obligations en monnaie nationale.
Ainsi la note de crédit de la Russie pour les obligations à long terme en monnaie étrangère est à un seul cran de la note d'investissement la plus basse (BBB-) et la note de crédit pour les obligations en monnaie nationale est en fait une note d'investissement.
Les experts trouvent cette nouvelle positive. La décision de S&P est, à leur avis, logique et bien fondée quoiqu'un peu tardive car une autre agence de notation (Moody's) a déjà attribué une note d'investissement à la Russie.
"Nous avons déjà atteint le niveau nécessaire. Au sein de la communauté mondiale, la Russie passe pour un pays dont la cote est supérieure à celle d'investissement", a dit ce mercredi dans une interview à RIA Novosti le directeur du service analytique de la société "Prospekt", Alexandre Kortchaguine.
"Naturellement, l'élévation de la note est le résultat de la stabilité politique et des bons indices macro-économiques", a dit pour sa part l'analyste de "Megatrustoil", Alexandre Razouvaev.
"Le fait que la note ait été améliorée avant l'élection présidentielle inspire de la confiance. J'attends déjà une nouvelle élévation d'encore un cran après l'élection", espère l'analyste de l'agence "Anton", Anatoli Kapline.
Ce point de vue est partagé aussi par Alexandre Kortchaguine, de "Prospekt". "Vraisemblablement cette année S&P pourra attribuer une note d'investissement à la Russie, c'est fort probable", a-t-il dit.
Les experts des agences de notation estiment que le jugement définitif ne pourra être fait qu'après la présidentielle mais ils ne doutent cependant pas que le rapport des forces politiques sera maintenu et que les réformes économiques seront poursuivies en Russie.