La Commission électorale centrale a organisé pour la presse une visite guidée instructive du service chargé de vérifier les signatures de soutien collectées en faveur des différents candidats à la présidence du pays : la réception des listes de signatures par la CEC se termine aujourd'hui à 18h00, heure de Moscou.
Il est vrai que les signatures apportées en faveur de Vladimir Poutine n'ont pas été montrées aux journalistes, souligne le quotidien "Gazeta". Le président de la Commission, Alexandre Vechniakov, a expliqué ce fait par la "spécificité du travail" du personnel de service qui était occupé à vérifier les signatures de Serguéi Mironov, leader du Parti de la vie et président du Conseil de la Fédération, chambre haute du parlement russe. Selon les avis émis par les contrôleurs, ses signatures étaient de qualité, le "rebut" n'en constituait que 5%. Pour que la CEC puisse enregistrer un candidat, le pourcentage de "rebut" ne doit pas excéder 25% de la quantité des signatures à vérifier.
Rappelant qu'aujourd'hui la réception des listes de signatures par la CEC s'achève, la "Gazeta" annonce que trois candidats seulement ont déposé les leurs : Vladimir Poutine, Serguéi Mironov et Ivan Rybkine. Alexandre Vechniakov s'est même montré un tantinet menaçant envers les retardataires. "L'expérience nous enseigne que les signatures présentées à l'enregistrement au dernier moment sont de plus mauvaise qualité", a-t-il déclaré, en donnant à comprendre que ces candidats ont moins de chance d'être enregistrés que les autres.
Aujourd'hui, Irina Khakamada et Serguéi Glaziev doivent déposer les listes de signatures de leurs électeurs, informe la "Gazeta".
Nezavissimaïa Gazeta
Le Parquet général de la Fédération de Russie a confirmé officiellement l'ouverture d'une enquête judiciaire contre Leonid Nevzline, Vladimir Doubov et Mikhaïl Broudno, les plus grands actionnaires de Ioukos, et l'émission d'un avis de recherche international. La Thémis russe n'a encore jamais connu de poursuites en justice aussi massives contre des hommes d'affaires aussi importants. Elles surpassent de loin les dossiers de Goussinski et de Berezovski, estime la "Nezavissimaïa Gazeta".
Le nombre des personnes recherchées est également sans précédent : 10 figurants de l'affaire Ioukos, et parmi eux, ainsi que l'a déclaré le premier substitut du procureur général, Youri Birioukov, "sept dirigeants de sociétés écrans qui ont servi à imiter des ventes de pétrole et, par conséquent, à se soustraire au fisc".
Jamais encore, poursuit le quotidien, la justice russe n'a recherché autant de personnes impliquées dans une même affaire. "L'avis de recherche international a été émis sur décision du tribunal", a dit Youri Birioukov. Nul ne sait cependant de quel tribunal il s'agit et quand il a pris cette décision. Les avocats des personnes mises en accusation ne sont pas au courant non plus tandis que le parquet général a refusé, mardi, d'ajouter quoi que ce soit à ce qu'avait dit précédemment Youri Birioukov, souligne la "Nezavissimaïa Gazeta".
Kommersant
Dans la nuit de lundi à mardi, une épidémie s'est abattue sur la Toile mondiale, la plus meurtrière depuis ces deux dernières années. Communiqué par e-mail, le virus Novarg, inventé, selon les experts, par les hackers russes, a mis quelques heures pour infecter plus de cinq cent mille ordinateurs à travers le monde, note le quotidien "Kommersant". Mardi à midi, il continuait sa propagation si rapidement que la vitesse de fonctionnement de l'Internet a diminué. Les concepteurs de logiciels antivirus affirment que l'attaque de Novarg peut devenir l'épidémie la plus grave de toute l'histoire de la Toile mondiale.
Novarg se propage par e-mail dans un fichier contaminé attaché à un envoi. Les analystes soutiennent que l'attaque a été bien organisée et qu'elle risque de ce fait de causer un préjudice énorme, souligne le "Kommersant".
Izvestia
Le journal, qui publie une interview de l'archevêque Stefan, chef de l'Eglise orthodoxe macédonienne, souligne que la Macédoine est aujourd'hui l'un des "points chauds" de l'Europe. Après que les Albanais eurent établi, avec l'aide des alliés occidentaux, leur contrôle sur le Kosovo formellement appartenant à la Serbie, ils ont tourné leurs regards en direction du pays voisin où les Slaves orthodoxes constituent (pour l'instant) une majorité. L'objectif de ceux qui rêvent de la "Grande Albanie" consiste à arracher à la Macédoine les régions à forte densité albanaise.
A la question : "En quoi l'Eglise orthodoxe russe pourrait-elle aider la Macédoine ?" l'archevêque Stefan a répondu : "Il ne faut pas oublier à quel point était forte l'influence russe en Macédoine après la guerre russo-turque de 1828-1829. A l'époque, une multitude d'églises et de monastères ont été édifiés dans notre pays où les messes y étaient célébrées en russe. Lorsqu'en juillet 1963 la capitale de Macédoine, Skopje, a été dévastée par un fort séisme, le Patriarche de toutes les Russies de l'époque et l'Eglise orthodoxe russe dans son ensemble nous ont apporté une aide matérielle considérable.
Je suis sûr que, dans les Balkans, la Macédoine pourrait servir de poste avancé à la Russie, pour intensifier l'influence de sa culture, de sa langue et de l'orthodoxie. Alors que certains pays dans notre région s'éloignent, pour certaines raisons, de la Russie, la Macédoine, au contraire, recherche une coopération active et l'amitié avec les Russes.
Troud
"Massacre des enfants" : sous ce titre, le quotidien publie un commentaire qui souligne que les violences contre les mineurs sont un phénomène courant dans le monde. La Russie ne fait pas exception à la règle. Telle est la conclusion des experts du centre de psychiatrie sociale et légale Serbski, souligne le journal. Tous les ans, près de 2 millions de moins de 14 ans en Russie sont battus par leurs parents. Les conséquences de cette "pédagogie des poings" sont catastrophiques : fuyant les coups, près de 2 000 enfants tentent de mettre fin à leurs jours et plus de 50 000 quittent le domicile parental. La plupart d'entre eux manifestent des signes de retard mental et des troubles psychiques. Enfin, les experts relèvent que la violence est contagieuse : 74% des adolescents ayant commis des délits portant atteinte à la personnalité de l'individu ont eux-mêmes été victimes du traitement cruel de leurs parents ou bien ont été témoins des violences exercées par leur père sur leur mère.
La probabilité que ces enfants deviennent toxicomanes ou alcooliques est de 1,5 fois plus élevée par rapport aux mineurs issus des familles normales. Et il est presque garanti que les garçons qui ont été témoins d'un traitement humiliant infligé à leurs mères battent leurs femmes à l'âge adulte, affirment les experts.