Revue de la presse russe du 27 janvier

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Gazeta

Mardi 27 janvier est le 60e anniversaire de la levée du blocus de Leningrad, fait unique dans l'histoire de la Grande guerre patriotique et de la Seconde guerre mondiale où une ville ne s'est pas rendue à l'ennemi après près de trois années et demie de combats dans un encerclement étanche. Le blocus de la ville a duré 900 jours et nuits.

Le 10 juillet 1941, rappelle " Gazeta ", (l'Allemagne hitlérienne a attaqué l'URSS le 22 juin), les armées nazies ont lancé une offensive impétueuse contre Leningrad. En août, des combats acharnés se déroulaient à la périphérie de la ville. Le 30, les Allemands ont coupé les chemins de fer qui reliaient Leningrad avec le reste du pays. Le 8 septembre, les nazis ont réussi à isoler la ville sur la partie terrestre de son territoire.

D'après les projets de Hitler, poursuit le journal, Leningrad devait être rasé de la surface de la terre. Ayant échoué dans leurs tentatives de rompre la défense soviétique à l'intérieur de l'encerclement, les Allemands ont imposé à la ville une guerre d'usure. Le blocus n'a été complètement levé que le 27 janvier 1944.

La victoire a coûté cher à la ville : en trois années et demie de combats pour la ville, les pertes soviétiques ont été de près de 500 000 soldats et officiers. La population de la ville, de 3,3 millions de personnes avant la guerre, s'est réduite à 560 000 vers janvier 1944. D'après les données officielles, la faim, le froid et les bombardements ont tué près de 700 000 Leningradiens. Selon les chiffres officieux, les pertes civiles se monteraient à 1,5 million de personnes.

Près de Leningrad, les Allemands ont perdu 130 000 hommes.

Vremia novostei

A Moscou, le secrétaire d'Etat américain Colin Powell a fait tout ce qui était en son pouvoir pour convaincre Américains et Russes et aussi le monde entier qu'il serait impossible de replonger les Etats-Unis et la Russie dans le climat de guerre froide, écrit le journal. Au Kremlin, on s'efforçait désespérément de faciliter le jeu du chef de la diplomatie américaine. Ostensiblement, poursuit le quotidien, les deux pays cherchent à éviter des disputes, même s'ils ne réussissent pas à dissimuler un certain refroidissement dans leurs rapports bilatéraux. Le ministre russe des Affaires étrangères, Igor Ivanov, a souligné que "les médias ont même prédit une tempête pendant nos négociations". Et, ne cachant pas sa satisfaction, a ajouté : "Je tiens à décevoir les auteurs de ces prévisions, il n'y a pas eu de tempête".

L'essentiel qu'on voulait entendre au Kremlin de la part de M. Powell a été entendu. "Les Etats-Unis ne projettent pas de créer des bases américaines en Géorgie", alors que "la mission de leurs instructeurs militaires dans ce pays touche à sa fin". De manière civilisée, rappelle le journal, le thème irakien a également été écarté et l'accent n'a pas été mis sur la démocratie et la liberté d'expression en Russie.

Mais les négociations à Moscou ont montré que des problèmes existent dans les rapports russo-américains. Mais ni Moscou ni Washington ne veulent les exacerber, surtout en prévision des présidentielles dans l'un et l'autre pays, note Vremia Novosteï. Comme l'a indiqué, recevant Colin Powell, le président Vladimir Poutine, "les bases fondamentales des rapports russo-américains" sont à tel point solides qu'"elles permettent, malgré une tactique de défense des intérêts nationaux, de surmonter nos désaccords courants". Colin Powell, écrit le journal, n'a pas été moins aimable : "Dans l'ensemble, les Etats-Unis ont des rapports très fructueux avec la Russie".

Nezavissimaïa Gazeta

Une vague de démissions massive a déferlé sur le comité exécutif central du parti "Russie Unie", informe la "Nezavissimaïa Gazeta". Démarrée au lendemain de la victoire aux législatives du 7 décembre, elle s'est achevée à la mi-janvier. Une bonne centaine de personnes, presque tout le QG électoral, a été mise à la porte.

"C'est un problème strictement technique. Le personnel du Comité exécutif était pléthorique en raison des élections, maintenant nous procédons à sa compression", a déclaré au quotidien en commentant cette décision le vice-président de la Douma, chambre basse du parlement russe, Valeri Bogomolov, en opposant un démenti à l'hypothèse de déclenchement d'une compagne de purge dans le parti.

Dès maintenant il est clair que l'effort principal d'organisation de la campagne électorale du président en exercice sera déployé suivant la verticale exécutive : administration du président - chefs des régions. Selon la logique des choses, le moment est venu pour que "Russie Unie" fasse le maximum d'effort pour concrétiser et fortifier le succès obtenu au cours des élections législatives. Pourtant, le parti se presse de se débarrasser non seulement d'une grande partie de son équipe publicitaire mais aussi de dissoudre presque entièrement son service ayant la charge des contacts avec les régions, constate la "Nezavissimaïa Gazeta".

Kommersant

"Rosoboronexport", courtier public en armements et matériel de guerre, a dressé le bilan de 2003. L'entreprise a de nouveau dépassé les résultats des années précédentes en réalisant 5,1 milliards de dollars de chiffre d'affaires sur les ventes d'armements militaires russe à la clientèle étrangère. Les experts estiment que ce niveau de ventes sera maintenu pendant encore deux à trois ans au minimum, souligne le quotidien "Kommersant".

Le journal rappelle que la centrale "Rosoboronexport" a été créée en vertu du décret du président de la Fédération de Russie le 4 novembre 2000. Elle est l'unique acteur économique de l'Etat dans le domaine de la coopération militaro-technique avec les pays étrangers.

Dressant le bilan au cours d'une réunion des responsables de la centrale, son directeur général Andréi Belianinov a fait observer que les principaux partenaires stratégiques de la Russie dans le commerce de l'armement militaire restent l'Inde et la Chine. En même temps, l'année dernière l'entreprise n'a cessé d'élargir la géographie de ses exportations en livrant du matériel militaire à 52 pays. D'autre part, elle a amplifié sensiblement ses contacts avec les partenaires sud-asiatiques importants, notamment avec la Malaisie, l'Indonésie et le Vietnam, informe le "Kommersant".

Izvestia

Après la récente rencontre du président russe Vladimir Poutine avec son homologue ukrainien Leonid Koutchma et l'arrêt des livraisons de gaz russe à la Biélorussie, le problème de la création d'un consortium qui assumerait la gestion du réseau ukrainien de transport de gaz n'est plus au point mort, notent les "Izvestia". Le ministère ukrainien de l'Energie a déclaré officiellement à l'ambassadeur d'Allemagne en Ukraine, Dietmar Stüdemann, qu'il saluait la participation du groupe allemand Ruhrgas à ce consortium. Précédemment, souligne le quotidien, la position de Kiev envers le partenaire allemand éventuel n'était pas aussi évidente. Aujourd'hui, les responsables du holding russe "Gazprom" informent qu'ils se préparent à réaliser un premier projet gazier commun dans le cadre d'un consortium.

Ruhrgas désirait ardemment faire partie du consortium et obtenir une possibilité supplémentaire de contrôler le marché russo-européen du gaz, soulignent les "Izvestia". Mais le groupe ne voulait pas trop risquer à la première étape de sa création. "Gazprom" a toujours été plus loyal envers la présence de son ancien partenaire allemand dans le consortium.

Peut-être, écrit le journal, le gouvernement ukrainien a-t-il subi aussi l'influence du "blocus gazier" instauré à la fin de la semaine dernière par "Gazprom" contre la Biélorussie. Le président du géant gazier russe, Alexeï Miller, a déclaré que les négociations entre Moscou et Minsk reprendraient aujourd'hui mais la "période de romantisme a pris fin dans les relations gazières entre la Russie et la Biélorussie".

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