"En ce qui concerne l'adhésion à l'OMC, la Russie applique une politique juste. Elle ne brade pas ses intérêts nationaux et fait bien comprendre à tout le monde qu'elle a tout son temps", a dit Alexandre Livchits.
Les experts pensent qu'effectivement la Russie aurait tort de précipiter son entrée dans l'OMC. "La Russie bénéficie déjà du régime de la nation la plus favorisée. Les mesures antidumping existent et continueront d'exister", a-t-il relevé. Selon le directeur général adjoint, la levée des quotas et la "possibilité de se plaindre" sont les principaux avantages offerts par l'adhésion.
"L'adhésion à l'Organisation mondiale du commerce est avantageuse mais pas au point d'y entrer les yeux fermés", a souligné Alexandre Livchits.
Selon celui-ci, "c'est l'Union européenne qui fait obstacle à l'entrée de la Russie à l'OMC. "On ne parvient pas avec elle à lever les points litigieux, en tout premier lieu sur le gaz, plus précisément sur les délais de la libéralisation du marché", a-t-il dit.
"La libéralisation du marché du gaz réclamera six ans. Il n'y aurait aucun sens à maintenir la Russie aussi longtemps hors de l'OMC. C'est la raison pour laquelle nous sommes disposés à accepter une ou deux conditions émises par l'Union européenne, pour les quatre autres nous verrons par la suite", a indiqué l'économiste.