Nikolaï Tanaïev.
Dans une interview accordée par écrit à RIA-Novosti la veille de sa visite
à Moscou qui commence le 20 janvier, Nikolaï Tanaïev a déclaré en substance que,
ces dernières années, les pays d'Asie Centrale, y compris la Kirghizie, constituaient le "site principal du narcotrafic depuis l'Afghanistan".
"Nous estimons que la menace liée au trafic de drogue persistera encore
longtemps, ce qui s'explique par des raisons objectives", a noté le Premier ministre de la Kirghizie. Et d'ajouter que les "barons de la drogue" dans la
région considèrent sans doute la Kirghizie comme l'une des filières les plus
commodes de passage des stupéfiants sur le territoire de la Russie, mais aussi
vers l'Europe.
Comte tenu de cette menace tout à fait réelle, la Kirghizie prend des mesures énergiques pour se défendre elle-même contre cette menace et protéger
ses voisins, a poursuivi Nikolaï Tanaïev. "Il est évident que nous ne pouvons
adopter de telles mesures qu'en commun avec les autres pays intéressés, y compris avec la Russie. C'est justement à ces fins précises qu'à la fin de l'année dernière, les départements respectifs de nos deux pays ont signé le Mémorandum de compréhension en matière de contrôle des substances narcotiques et
psychotropes", a conclu le Premier ministre kirghiz.