Notre économie est prise au piège de l'exportation des matières premières et notre pays continue de vivre globalement sur ce modèle malgré une certaine amélioration de la situation", a-t-il déclaré dans son intervention à la Douma.
En 2003 la demande intérieure et la demande extérieure, deux facteurs de croissance économique, étaient pratiquement égales. En même temps, les exportations de matières premières se sont développées plus rapidement que l'ensemble de l'économie, a annoncé Mikhaïl Kassianov.
Selon les chiffres cités par le premier ministre, l'année dernière l'accroissement du produit intérieur brut a été assuré à 18% par les industries de matières premières et à 10% par le secteur de la transformation.
Autrement dit, la croissance économique a été due aux exportations, à l'industrie du bâtiment et au commerce, a conclu Mikhaïl Kassianov.
L'effort de diversification de l'économie au profit des industries de transformation a déjà donné ses premiers résultats, estime le premier ministre. L'année dernière a été marquée par une croissance des exportations de machines qui se sont chiffrées à 11 millions de dollars, a-t-il précisé. L'industrie alimentaire, la production d'appareils ménagers, la sphère des services deviennent compétitives. Certaines entreprises débouchent sur le marché étranger.
Depuis ces quatre dernières années, le PIB et la production industrielle ont augmenté de 30% environ, la production agricole de 20% environ, la productivité du travail de plus de 30% et les investissements dans les immobilisations de 45%, a rappelé le chef du gouvernement. Le rythme de développement a été deux à trois fois plus rapide et celui de la croissance des investissements six fois plus élevé en Russie que dans le groupe des pays les plus industrialisés. "Dans ce contexte l'attribution d'une côte d'investissement à notre pays n'est pas une décision fortuite", a déclaré avec conviction Mikhaïl Kassianov.
Le ralentissement du rythme de croissance économique constaté en 2003 a été surmonté et notre pays a mis le cap sur le doublement du PIB en dix ans, a déclaré le premier ministre