"A la veille de la Nouvelle année 2004 et de la grande fête chrétienne de la Nativité de Notre Sauveur Jésus-Christ, je voudrais vous souhaiter joie, amour et réalisation de vos espoirs.
L'année qui s'en va nous a apportés de nombreux événements réjouissants et a réconforté notre certitude qu'après de rudes épreuves pour notre Patrie une époque de la paix, de l'édification et du bien-être approche. Toujours plus évidente est la reconnaissance d'une grande puissance, le réveil dans la vie de notre pays d'un esprit véritablement populaire, et l'affirmation des fondements moraux.
Mais de nombreux malheurs ne nous quittent pas, et le mal, dans ses différentes manifestations, est toujours ressenti. Dans de nombreux pays du monde, sur notre sol y compris, le sang a coulé, et le mal du terrorisme a touché mes ouailles. Pour beaucoup de gens, la possibilité de vivre une vie décente n'est pas encore créée. Les tentatives de saper nos fondements moraux et de priver d'un appui moral la jeune génération surtout se poursuivent. Mais n'oublions pas que personne ni rien ne nous ébranlera si nous sommes fermes dans notre foi et si nous restons attachés à la volonté de Dieu. La Grâce divine donnée en véritable foi est la principale source de force dans la bataille morale contre le pêché et le vice et cette bataille, selon Saint Théophan le Reclus, exige "énergie, courage et patience".
PARLAMENTSKAIA GAZETA
Faut-il ou pas convertir nos dollars en roubles ? Des millions de Russes se posent cette question aujourd'hui. L'agitation qui a surgi autour du prix rouble/dollar a été chauffée par des économistes connus. Les médias ont cité l'un d'eux, qui affirmait que le dollar ne coûte réellement que 11 roubles (contre près de 30 officiellement). Et ses propos ont été interprétés comme si le dollar pouvait coûter autant dès demain ! Les appels des économistes les plus radicaux à dévaluer le rouble au nom de l'économie russe ont suivi. Il faut, disaient-ils, encourager nos exportations, le marché intérieur regorgeant de produits made in Russia. A quoi bon, en effet, raffermir le billet vert au moment où la devise américaine poursuit sa baisse régulière dans le monde entier ?
Mais il doit être clair, poursuit le journal, que le raffermissement du rouble sera impossible si l'économie ne se restructure pas, si les secteurs de transformation ne se développent pas et si les hautes technologies ne sont pas implantées dans la production. L'expérience mondiale est là pour prouver : le jeu sur les cours des monnaies n'a jamais sauvé aucune économie. Raison pour laquelle les banques centrales des Etats importants ne se livrent jamais à des spéculations monétaires. Espérons que cette expérience sera bien accueillie en Russie également, conclut le quotidien.
ROSSIISKAIA GAZETA
Le toast porté par le journal à l'occasion du Nouvel an : "Que notre salaire nous permette de bien vivre !" Pour d'aucuns, ce souhait pourrait sembler quelque peu moqueur. Car à l'époque soviétique, cette phrase témoignait plutôt de l'absence d'une certaine débrouillardise, de l'incapacité à suppléer à un salaire qu'on faisait semblant de nous verser parce que nous faisions semblant de travailler.
Le temps a changé, poursuit le quotidien. Certes, même aujourd'hui l'argent peut tomber du ciel. Mais, d'une manière générale, nous apprenons à travailler pour de bon. Tout simplement, dans le contexte d'une concurrence de plus en plus serrée nous n'avons pas d'autre choix. Nos salaires montent en conséquence. Alors souhaitons-nous des salaires "gros et nets". Et à nos parlementaires, au gouvernement et au président, décréter enfin de nouveaux barèmes des salaires, afin que les hausses dans le secteur public cessent d'être occasionnelles et surviennent inéluctablement, avec l'arrivée du Nouvel an. Car c'est justement sur les salaires dans ce secteur que, tout compte fait, s'oriente le chef d'entreprise qui aspire quand même à "faire valoir ses responsabilités sociales".
Et c'est alors que nous saurons peut-être nous exclamer : nous sommes prêts enfin à vivre de nos salaires !