Revue de la presse russe du 30 décembre IZVESTIA

S'abonner
La Douma nouvellement élue s'est rassemblée hier à l'occasion de sa première séance plénière. Les députés ont écouté un discours du chef de l'Etat, chanté l'hymne national et élu les dirigeants de la chambre basse. En ce premier jour de travail ils ont évité toute dispute. Une ambiance de fêtes de fin d'année a régné dans la salle. Les innombrables assistants des députés courraient dans tous les sens dans les couloirs, apportant de magnifiques bouquets de fleurs ornés de rubans chinois et des paquets produisant des bruits de verres qui s'entrechoquent.

Vladimir Poutine, après avoir débuté son allocution par un "chers amis", a annoncé le programme de travail des quatre prochaines années : "Il s'agit de poursuivre les transformations amorcées dans les domaines de l'enseignement et de la santé publique, de créer un marché de logements à loyer modéré et de mettre en place un système de crédit hypothécaire". "Le pays a besoin de réaliser une véritable percée tous azimuts, en économie et dans la sphère sociale", a-t-il précisé.

Pour ce faire, il est nécessaire de "développer les systèmes financier, bancaire et fiscal et la législation foncière". D'autre part, de l'avis du président, il faut "renforcer la fonction publique, améliorer la qualité du fonctionnement de tous les éléments du système administratif".

"La démocratie ne se limite pas aux élections. Le parlement doit lui-même servir d'exemple en matière d'attachement aux principes fondamentaux de la démocratie", a dit le chef de l'Etat.

VEDOMOSTI

Les héros du spectacle en vogue sur les réformes structurelles russes de l'année dernière semblent avoir perdu tout intérêt pour leur pièce, déclare le journal. Seuls les paresseux n'ont pas reproché aux autorités d'avoir ralenti les transformations. A en juger par les projets que s'assignent les réformateurs, la Russie restera encore pendant longtemps un "appendice fournisseur de matières premières" dont le système financier et le budget dépendent entièrement du prix des ressources énergétiques. L'année 2003 peut entrer dans l'histoire des réformes russes comme une période d'espérances trompées, constate le journal.

Les projets d'avenir des fonctionnaires d'Etat, poursuit le quotidien, ne sont pas plus convaincants que le résultat de leur activité. En ce qui concerne les fonctionnaires gouvernementaux, on peut les comprendre : au mois de mai le chef du gouvernement devrait changer et aucun des ministres actuels ne sait s'il gardera ou non son portefeuille. Dans cette situation seuls des optimistes incorrigibles ou bien les candidats au poste de premier ministre se permettent de bâtir des plans ambitieux. Ces derniers sont d'ailleurs très prudents et ne rivalisent que dans leur acharnement contre certains contribuables, les producteurs de pétrole, dont la marchandise est la plus demandée à l'étranger, conclut "Vedomosti".

TROUD

Quant à l'argent, il est plus facile de le multiplier que de le partager, c'est l'avis du directeur de l'Institut des problèmes de la globalisation, Mikhaïl Deliaguine au sujet de l'économie russe et cité par le journal.

"Pour la première fois nous n'avons pas dépassé en 2003 le cadre des 12% d'inflation prévus par le budget, le cours du rouble a subi une croissance de 19%. Mais chaque médaille a son revers. Un rouble plus fort rend les exportations moins avantageuses et encourage les importations, ce qui crée des problèmes pour les secteurs de l'économie qui travaillent pour le marché intérieur.

Nous aimons disserter sur l'amélioration du niveau de vie. Cette année, nos revenus ont grimpé de 16% et nous avons dépassé le niveau de 1997, année précédant la crise. L'écart de revenus entre les plus pauvres (10% de la population)et les plus riches (10% de la population) ne s'est pas creusé davantage, à en croire les statistiques. Mais n'oublions pas qu'au fur et à mesure que s'améliore le bien-être, ce décalage est perçu de plus en plus douloureusement. Lorsque la crise a éclaté en 1998,les gens était prêts à accepter les pertes parce que cela concernait tous. Aujourd'hui, le pays est littéralement submergé par l'argent, mais les gens veulent savoir où se trouve donc tout cet argent? Dans ce contexte, la hausse des prix et de l'injustice de la société envers les pauvres est perçue avec une acuité particulière".

MOSKOVSKI KOMSOMOLETS

A la veille de l'année du Singe, le correspondant du journal a tenté de réfléchir sur la nature de cette création. En voici quelques conclusions. Les singes sont comme les hommes : un cerveau développé, quatre groupes sanguins, 32 dents dans la bouche et des ongles à tous les doigts. Le sens de l'humour et même une certaine d'auto-ironie ne leur sont pas étrangers. Ils peuvent, comme les hommes, être jaloux et souffrir. Enfin, on peut communiquer avec eux à l'aide de gestes, dans la langue des sourds-muets. Mais, écrit le journaliste, je refuse de croire que comme le singe j'appartiens au même groupe biologique des primates. Il est vrai jusqu'à quand... Je ne cesse de bougonner : "Les singes sont semblables aux hommes et les hommes aux singes". Bref, nous sommes tous des primates. L'ADN du singe correspond à 99% au code génétique de l'homme. Le sang du chimpanzé nain peut être transfusé à chacun de nous sans être préalablement traité. Ce qui veut dire que l'Année 2004 sera la nôtre et qu'elle nous portera bonheur.

Fil d’actu
0
Pour participer aux discussions, identifiez-vous ou créez-vous un compte
loader
Chat
Заголовок открываемого материала