La revue de la presse russe du 26 décembre IZVESTIA

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"Nous espérons pouvoir rebâtir nos relations sur de nouvelles bases", a déclaré hier la présidente géorgienne par intérim Nino Bourdjanadze s'entretenant avec Vladimir Poutine. Toutefois ces nouvelles relations se sont ouvertes sur une mauvaise note pour Tbilissi. A Moscou, Mme Bourdjanadze a été informée que le retrait total des bases militaires russes de Géorgie demanderait 11 ans au moins.

Quant à sa rencontre avec le président Poutine, Nino Bourdjanadze l'a qualifiée de "percée". Depuis longtemps, à ses dires, les relations russo-géorgiennes manquent de confiance, mais maintenant cette confiance est de retour. Poutine et Boudjanadze ont eu un tête-à-tête de près de deux heures, sans conseillers ni ministres, il n'y avait que deux fauteuils autour de la table des négociations.

"Nous avons eu avec le président un entretien franc sur des problèmes douloureux. Je ne suis pas assez naïve pour espérer en une seule rencontre mettre un terme à la méfiance qui s'est enracinée entre nos deux pays. Ce n'est qu'un début", a annoncé la présidente géorgienne par intérim. Elle a annoncé avoir eu l'accord de Vladimir Poutine pour créer une "carte des erreurs", qui ferait ressortir les intérêts fondamentaux des deux parties et les efforts à mettre en oeuvre de la part des autorités russes et géorgiennes pour les assurer.

VEDOMOSTI

Le premier ministre Mikhaïl Kassianov développe l'idée du président Vladimir Poutine de prélever les surprofits tirés par les sociétés pétrolières, écrit le quotidien. L'idée de différencier l'impôt sur la production du pétrole l'inspire moins, mais le gouvernement, dit-il, réfléchit déjà à un relèvement des taxes à l'exportation pour le brut. Il est vrai que les fonctionnaires ministériels qui en seront chargés n'ont jusqu'ici aucune proposition précise sur la hausse envisagée des tarifs.

Les compagnies pétrolières n'ont donc aucun espoir de sauvegarder les profits que l'Etat considère déjà comme les siens. Vladimir Poutine a sans détour insisté sur la nécessité "d'augmenter les prélèvements dans le secteur pétrolier". De l'avis du chef de l'Etat, les arriérés d'impôt des sociétés pétrolières se monteraient à 3 milliards de dollars par an. Vladimir Poutine propose de prélever cet argent au moyen des taxes à l'exportation et de l'impôt sur la production de minerais utiles.

Mikhaïl Kassianov dans la foulée assure que "le gouvernement étudie déjà l'utilité d'une hausse des prélèvements fiscaux sur fond de cours élevés du pétrole. Le premier ministre a expliqué que le cabinet juge "élevés" les prix situés au-dessus de 25 dollars le baril d'Urals. Prix qui, dit le premier ministre, "assure largement les revenus nécessaires et garantit les activités d'investissement". Les revenus que les compagnies pétrolières tirent d'un cours du baril supérieur à 25 dollars "ne sont pas gagnés" mais tout bonnement de" l'argent qui tombe du ciel" selon le premier ministre.

KOMMERSANT

La Douma d'Etat (chambre basse du parlement russe) de la quatrième législature se réunira en sa première séance plénière le 29 décembre, rapporte le quotidien. Les députés auront à élire Boris Gryzlov président de la chambre, ainsi que deux de ses premiers adjoints et les vice-présidents de la Douma proposés par des groupes de députés. Le groupe le plus nombreux, celui du parti de Russie unie, projette de répartir les postes de présidents de comités parlementaires d'ici le 29 janvier. Et il n'est pas exclu que la liste définitive des détenteurs des postes de direction sera entérinée le 15 janvier, lors de la deuxième séance plénière de la chambre basse.

La répartition des postes de présidents des comités parlementaires, souligne le Kommersant, constitue la principale intrigue des travaux de députés dans la nouvelle Douma. Le journal affirme que Russie unie n'a pas encore d'avis consolidé non seulement sur les candidats de ce parti mais aussi sur les candidats qui pourraient être proposées par les autres formations politiques. Même si Oleg Kovalev, chef du groupe de travail provisoire chargé de préparer la première séance plénière de la Douma, déclare que la répartition sera assujettie au principe des quotas, les adversaires de cette approche sont toujours nombreux au sein du groupe de Russie unie, rappelle le Kommersant.

NEZAVISSIMAIA GAZETA

Hier tard dans la soirée le bureau du Comité central du Parti communiste de la Fédération de Russie (KPRF) a enfin clôturé la réunion commencée mercredi. Il a fallu tout ce temps aux dirigeants du parti, remarque le quotidien, pour élaborer l'ordre du jour d'une séance plénière du Comité central et d'un congrès du KPRF qui doivent se ternir le week-end prochain. La lenteur inhabituelle de l'appareil du parti s'explique facilement. La gauche a le même mal de tête que ses antagonistes historiques du camp de droite : elle s'est enlisée dans les discussions sur la manière dont elle pourrait participer avec le maximum de profit pour sa réputation à l'élection présidentielle du 14 mars prochain. Au lendemain des dernières législatives du 7 décembre le KPRF a affiché des tendances défaitistes qui ont engendré l'idée de boycotter la "farce de mars".

Les dirigeants du KPRF ont accordé aux "bases" un délai pour qu'elles reprennent leurs esprits, en leur conseillant de renoncer au projet capitulard. Les communistes n'ont pas l'intention de se dérober à la lutte pour la présidence, ne cessaient de répéter leur leader Guenandi Ziouganov et son premier adjoint (et aussi son premier contradicteur) Valentin Kouptsov. Mais lorsqu'il a fallu convoquer le Comité central et le congrès du parti, on a constaté l'absence de tout plan d'actions communes au sommet du parti également.

TROUD

Les céréales - pain, pâtes et gruaux - constituent 42% de l'alimentation d'un russe moyen, le sucre et les produits de confiserie 12% à 13% et les pommes de terre 10%. En fin de liste, on trouve la viande, le lait, les légumes et les fruits. Ces chiffres ont été communiqués au quotidien "Troud" par le directeur adjoint de l'Institut de l'alimentation auprès de l'Académie de médecine de Russie, Alexandre Batourine.

La ration à la russe, c'est beaucoup de pain, de sucre et de matières grasses. En Russie, si l'on se fait une tartine, ce sera toujours un morceau de pain beurré et couvert d'une tranche de saucisson. Et ce n'est pas tout. Les sondages effectués par les chercheurs de l'Institut parmi des familles aux ressources modestes ont établi qu'une alimentation peu variée avec un nombre limité de produits a naturellement un mauvais impact sur la santé. Elle est la cause de la maigreur qui frappe les enfants en premier lieu. Le pain est, certes, un aliment important mais à lui seul il ne suffit pas à un organisme en pleine croissance qui a aussi besoin de viande, de lait, et d'au moins 400 g de légumes et de fruits par jour. Beaucoup de familles ne disposent cependant pas de revenus suffisants pour se permettre l'achat de ces denrées.

Quelle sera la situation en cas de hausse du prix du pain, s'interroge le journal. Et de répondre : déplorable. Le pain sera toujours le produit numéro un, mais les familles pauvres auront encore moins d'argent pour s'offrir autre chose que du pain.

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