Revue de la presse russe du 23 décembre

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Izvestia

"Les dirigeants russes nous ont généreusement promis d'annuler la plus grande partie de la dette irakienne. Après la réalisation des ententes intervenues, nos engagements financiers vis-à-vis de la Russie ne seront pas supérieurs à 3,5 milliards de dollars", a déclaré, sans dissimuler sa satisfaction, le président du Conseil de gouvernement provisoire irakien, Abdel-Aziz al-Hamid, au cours d'une conférence de presse donnée à l'issue de sa visite à Moscou, écrivent les Izvestia. "Par ailleurs, a-t-il poursuivi, la Russie a promis d'envisager avec les Etats membres du Club de Paris une annulation de 65 pour cent de la dette irakienne".

Abdel-Aziz al-Hakim a déclaré que "les attentes positives" avec lesquelles il était arrivé à Moscou s'étaient réalisées, poursuit le quotidien de la place Pouchkinskaïa. Dans le même temps il a confirmé l'information selon laquelle Moscou s'était efforcé de subordonner le montant de la dette irakienne aux intérêts du business russe en Irak. Maintenant la question est de savoir si cette tentative a pleinement réussi. Selon les estimations, la dette irakienne à l'égard de la Russie se monte à 8 milliards de dollars. Cependant, depuis la chute du régime de Saddam Hussein le risque est réel de voir les nouveaux dirigeants irakiens classer la dette de l'ancien président parmi les dettes odieuses, c'est-à-dire les dettes contractées par les chefs d'Etat despotiques à des fins personnelles ou politiques, et ne rien rembourser à la Russie.

Pendant sa visite à Moscou le chef du Conseil de gouvernement provisoire a abordé les grandes questions principielles et générales des relations avec la Russie, sans verser dans les chiffres. Ce qui signifie en tout cas que les accords intervenus ont un caractère préalable et peuvent par conséquent être reconsidérés. D'autant plus que l'on ignore toujours si les résultats de la rencontre moscovite seront approuvés par le futur gouvernement irakien qui doit être formé en 2004, écrivent les Izvestia.

Kommersant

Voici une semaine à peine le Parti communiste de la Fédération de Russie (KPRF) et le Parti libéral démocrate de Russie (LDPR) avaient annoncé qu'ils présenteraient des candidats en qualité d'alternative au président Vladimir Poutine. Cependant, lundi on a appris que les deux partis n'avaient encore rien décidé au sujet des personnalités qu'ils opposeraient au chef de l'Etat en exercice. Au sein du KPRF la candidature de son leader, Guennadi Ziouganov (il a déjà brigué la magistrature suprême en 1996 et en 2000), est un grand point d'interrogation. Après le mauvais score réalisé aux récentes élections législatives - un peu plus de 12 pour cent des suffrages, soit deux fois moins qu'en 1999 - beaucoup d'adhérents mettent en doute les capacités du camarade Ziouganov en tant que dirigeant du parti et de candidat du KPRF pour la présidentielle. Dans ce contexte d'autres membres du parti préconisent le boycottage du scrutin.

Les libéraux démocrates eux non plus ne se positionnent pas encore sur un candidat, poursuit Kommersant. Toutefois, si les communistes cherchent surtout dans leurs rangs une éventuelle alternative à Vladimir Poutine, au LDPR on n'écarte pas la désignation d'une personnalité hors-parti. Le leader de cette formation, Vladimir Jirinovski, a déclaré que "le LDPR participera à coup sûr à la course présidentielle et que quel que soit notre candidat ce sera de toute façon une participation libérale démocrate". Le parti devrait se prononcer définitivement d'ici à la fin de la semaine, annonce Commersant.

Nézavissimaïa gazéta

Sous le titre "Au Daghestan les bandits sèment leurs poursuivants" la Nézavissimaïa gazéta annonce qu'une nouvelle bande forte d'une quinzaine d'hommes a été repérée dans le district Tsountinski. Elle a été attaquée par l'aviation fédérale, mais un haut responsable militaire n'a pas été à même de dire si la bande avait été anéantie ou non.

Au demeurant, relève le journal, on ignore aussi ce qu'est devenue une autre bande de terroristes tchétchènes, à savoir celle que les militaires poursuivent dans la montagne depuis plusieurs jours après qu'elle eut pénétré au Daghestan.

D'un autre côté, personne n'exclut des incursions d'autres détachements de séparatistes en provenance de Tchétchénie. Actuellement la frontière est bouclée par des unités spéciales du Département principal de renseignement (renseignement militaire) et de la 136-e brigade d'infanterie motorisée. 2.000 hommes au total ont été engagés. En ce qui concerne les effectifs de la bande, aucun militaire n'a pu citer de chiffres à la Nézavissimaïa gazéta. Les personnes interrogées restent muettes également quant au nombre de groupes de combattants séparatistes opérant dans le nord du Daghestan.

Gazéta

Le ministre russe des Finances, Alexeï Koudrine est ce mardi à Minsk où il tentera une dernière fois de parvenir à une entente sur l'introduction du rouble en Biélorussie à partir de 2005. D'ailleurs, même le président Poutine a déclaré il y a quelques jours que c'était là un objectif inaccessible. Moscou croit de moins en moins à la sincérité du désir d'union des autorités biélorusses et estime que maintenant l'essentiel c'est d'annoncer le fiasco de l'idée d'un rouble unique. La partie biélorusse ne veut pas perdre la face et propose de faire la chose "sur décision bilatérale". Cependant, la Russie se déclare disposée à reporter la date de la création de l'union monétaire mais à condition que la Biélorussie en fasse publiquement la demande, car c'est précisément Minsk qui est à l'origine de l'échec des négociations.

Le président biélorusse, Alexandre Loukachenko, songe à l'élection de 2006, il ne veut pas perdre le contrôle de l'économie du pays", a déclaré à la Gazéta un participant russe aux pourparlers.

Troud

"On peut dire que le gouvernement russe n'a pas réussi à mener à bien l'importante tâche sociale prescrite par le président et consistant à réformer la médecine assurantielle obligatoire, écrit le quotidien Troud. Or, de cela dépend le perfectionnement radical du système de santé russe bien mal en point. Toutefois, la réforme ne débutera ni le 1-er janvier, ni le 1-er juillet et même à plus longue perspective c'est le brouillard le plus complet".

Le ministère du développement économique change continuellement d'avis, proposant des modèles de réforme boîteux, voire contradictoires. Finalement, conjointement avec le ministère des Finances et d'autres départements il a noyé l'idée dans d'interminables concertations. Et bien que l'on ait annoncé que le projet de loi a quand même été visé par toutes les parties concernées, de nombreux experts indépendants estime que le document comporte tellement de carences que même s'il est entériné un jour (quand, on se le demande aussi), il est peu probable qu'il puisse fonctionner correctement, écrit Troud.

Des millions de gens ne peuvent pas se soigner convenablement parce que ni eux, ni les hôpitaux ne disposent de suffisamment d'argent pour faire l'acquisition de médicaments coûteux, relève le journal.

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