La 58-ème session de l'Assemblée Générale de l'ONU est en train d'achever l'essentiel de ses travaux à New York.
Dans le cadre de l'actuelle session, la diplomatie russe a essentiellement concentré ses efforts sur la promotion de la ligne stratégique de notre pays qui consiste à renforcer le rôle central de l'Organisation des Nations Unies dans les affaires mondiales.
Notre priorité majeure était de promouvoir l'initiative avancée par le Président russe Vladimir Poutine de mettre en place, sous l'égide de l'ONU, un système global permettant de relever les nouveaux défis et d'écarter les nouvelles menaces, notamment dans la lutte contre le terrorisme international. La résolution proposée par la Russie et qui a permis de lancer le travail de mise en place de ce système a été adoptée par consensus.
C'est justement dans le cadre de cette initiative russe que s'effectuera le travail futur du groupe de personnalités de renom institué par le Secrétaire général de l'ONU pour étudier les voies à emprunter afin de neutraliser en commun les menaces à la sécurité globale. Le président de la Chambre de Commerce et d'Industrie de la Fédération de Russie, l'académicien Evgueni Primakov, fera, lui aussi, partie de ce groupe.
Cette session a invariablement focalisé son attention sur la concertation des efforts internationaux dans la lutte contre le terrorisme, lutte dans laquelle le rôle de leader doit revenir à l'Organisation des Nations Unies et reposer sur les résolutions appropriées de son Conseil de sécurité.
Il a été reconnu que le danger que des terroristes puissent avoir accès à des armes de destruction massive est bien réel, et que cette menace requiert de la communauté internationale des actions énergiques collectives sur une base juridique solide. L'ONU et son Conseil de sécurité offrent les meilleures possibilités pour un tel travail.
Le débat général de la 58-ème session de l'Assemblée Générale de l'ONU a confirmé la ferme volonté de la majorité écrasante des Etats de régler la crise en Irak par des moyens politiques et grâce au rôle central de l'ONU dans ce processus. C'est avec la participation énergique de la Russie que le Conseil de sécurité a adopté la résolution 1511 qui autorise les Nations Unies à jouer un rôle concret et indépendant dans le règlement d'après-guerre en Irak. Quoi qu'il en soit, cette mesure reste insuffisante. Des efforts supplémentaires s'imposent dans l'intérêt de l'accroissement du rôle de l'ONU dans toutes les affaires irakiennes.
La délégation russe a aussi beaucoup fait pour que l'examen des questions relatives au règlement du conflit au Proche-Orient à la 58-ème session de l'Assemblée Générale de l'ONU se déroule, lui aussi, dans un esprit constructif. Force est de reconnaître cependant que la tension qui persiste dans cette partie du monde n'a pas permis d'accomplir complètement la tâche qui avait été assignée. Les efforts appropriés en ce sens seront poursuivis.
La résolution 1515 du Conseil de sécurité adoptée par consensus à l'initiative de la Russie a eu, elle aussi, une très grande importance. Elle a épaulé la "feuille de route", plan de progression graduelle vers la paix au Proche-Orient, élaboré par le "quartette" des médiateurs internationaux (Etats-Unis, Russie, Nations Unies et Union européenne). Bien plus, cette résolution est appelée à contribuer à la mise en application la plus rapide possible de ce plan de règlement.
A part cela, une autre initiative russe a été mise en oeuvre. Le 24 septembre 2003, l'ONU a accueilli une rencontre de haut niveau sur l'Afghanistan. Le travail de préparation de la convocation, en 2004, d'une conférence internationale d'envergure sur les problèmes de la reconstruction de l'Afghanistan dans l'après-Talibans a commencé. L'Assemblée générale de l'ONU a aussi réaffirmé sa volonté de continuer à accorder l'assistance nécessaire à l'Afghanistan, tout en concertant, par le biais de la mission de l'ONU dans ce pays, des efforts internationaux multiformes. La Russie figure parmi les coauteurs de cette résolution de l'Assemblée Générale.
Notre diplomatie a aussi réussi à maintenir l'attention de la communauté internationale sur les tâches d'actualité relatives à la nécessité de contrer la narcomenace "afghane" et d'appliquer efficacement le régime des sanctions à l'encontre des talibans et de la nébuleuse "Al-Qaïda", ainsi que contre les individus et les organisations qui y sont liés.
La coopération pratique de la Russie avec ses partenaires de la Communauté des Etats indépendants (CEI) et de l'Organisation du Traité de sécurité collective (OTSC) dans le cadre de l'ONU a connu, elle aussi, un nouveau développement et ce, compte tenu du vaste champ des intérêts convergents. Avec l'octroi, cette année, à la Communauté économique eurasiatique (CEEA) du statut d'observateur à l'ONU, un nouveau canal très important de coopération au sein de l'Organisation s'ouvre à ses participants.
Intervenant à l'ONU, le Président Vladimir Poutine a rendu public l'engagement de la Russie à ne pas déployer en premier dans l'Espace d'armes offensives ni de frappe, ce qui a eu des retombées positives dans le monde. Dans ce contexte, la résolution de l'Assemblée Générale de l'ONU sur la prévention de la course aux armements dans l'Espace a été approuvée par un nombre record d'Etats depuis ces derniers temps.
Pour ce qui est de la réforme de l'Organisation des Nations Unies et avant tout de son Conseil de sécurité, problème d'actualité, la Russie a invariablement poursuivi sa ligne en vue de parvenir au consensus le plus large entre les Etats membres sur toutes ces questions d'importance fondamentale. On a tout lieu d'affirmer que cette ligne bénéficie toujours du large soutien de la communauté internationale.
C'est aussi par consensus que l'Assemblée Générale de l'ONU a adopté sa résolution sur Tchernobyl, document dont l'initiative revient à la Russie. Ladite résolution salue la décision du Conseil des chefs d'Etat de la Communauté des Etats indépendants de proclamer le 26 avril Journée internationale de commémoration des victimes des catastrophes radiologiques.
La Russie figure également parmi les coauteurs de la résolution sur la coopération humanitaire en cas de calamités naturelles, document adopté, lui aussi, par consensus. Cette résolution insiste d'ailleurs sur l'importance prioritaire des potentiels nationaux de réaction aux catastrophes naturelles.
La Russie se propose d'utiliser énergiquement les résultats positifs de la 58-ème session de l'Assemblée Générale afin de consolider le prestige de l'ONU et de multiplier son potentiel dans les affaires mondiales.