Pour le moment, l'instruction ne sait ni qui a pris part à l'attaque contre Chaouri ni qui avait donné l'ordre d'attaquer ce village, note le journal. On ne peut que supposer que cela peut être Chamil Bassaïev qui avait déjà monté une agression contre le Daghestan en 1999. Il est également possible que les extrémistes aient reçu l'ordre du leader des wahhabites daghestanais Rappani Khalikov ou bien de Rouslan Guélaïev dont les hommes avaient à plusieurs reprises tenté de gagner la Tchétchénie depuis la Géorgie.
Le journal cite le président du Conseil d'Etat du Daghestan, Magomedali Magomedov, qui souligne que rien ne permet de conclure à une menace pour le régime constitutionnel dans la république ni au début d'hostilités d'envergure. Ce qui s'est passé, c'est, selon son expression, une sortie de bandits à laquelle une réponse adéquate sera donnée. Néanmoins, cette attaque a de nouveau pris au dépourvu les organes du pouvoir locaux et le commandement du service de la frontière qui manquent de vigilance, a-t-il ajouté.
KOMMERSANT
Le premier ministre russe Mikhaïl Kassianov a entamé une visite de trois jours au Japon. Le premier jour, il a rencontré le ministre des Affaires étrangères, Mme Yoriko Kawaguchi. Leur entretien a porté sur la construction d'oléoducs et la participation de sociétés japonaises à la production de pétrole en Russie. Les Japonais ont entrepris de persuader Mikhaïl Kassianov de construire un oléoduc débouchant à Nakhodka, souligne le "Kommersant".
Le journal rappelle que deux pays propose à la Russie de construire une canalisation pour transporter du pétrole de Sibérie orientale. La Chine insiste sur un pipeline long de 2400 km, d'un débit de 600 000 barils par jour et d'un coût de 2,5 milliards de dollars, allant d'Angarsk (une ville sur l'Angara, affluent du lac Baïkal) à la province chinoise de Daqin. Le Japon propose une canalisation longue de 4000 km, d'un débit de 1 million de barils par jour et d'un coût de 4 à 5 milliards de dollars, allant d'Angarsk au port de Nakhodka (mer du Japon).
Selon des sources proches de la délégation russe, Mikhaïl Kassianov a déclaré que les deux projets ne seraient pas alternatifs et que théoriquement il serait possible de construire les deux canalisations, informe le "Kommersant".
IZVESTIA
Cette semaine James Baker, ancien secrétaire d'Etat américain et ministre des Finances, viendra à Moscou en qualité de représentant du président des Etats-Unis pour débattre du problème de l'annulation de la dette irakienne, annonce le quotidien. Si la Russie accédait aux desiderata de l'administration américaine, les sociétés russes pourraient revenir en Irak en qualité de sous-traitants, estiment les "Izvestia".
Les débats engagés pour savoir qui sera l'heureux propriétaire de la carte donnant le droit de participer à la reconstruction de l'Irak cachent une circonstance d'importance, l'échec de la conférence de Madrid, assemblée de tous les donateurs potentiels du relèvement de l'Irak tenue dans la capitale espagnole les 23 et 24 octobre. Les pays donateurs sont tombés d'accord sur la nécessité de débourser au moins 3 milliards de dollars pour les besoins les plus pressants. Deux mois environ se sont écoulés mais la caisse d'aide ne comporte que 685 millions de dollars. On ne comprend pas non plus où en sont les crédits : personne ne veut financer le gouvernement provisoire. L'éventuelle annulation d'une partie des dettes ne rendra pas les créanciers potentiels plus optimistes. Aussi, les Etats-Unis restent-ils le principal donateur financier de la reconstruction de l'Irak. Cela leur donne le droit moral de choisir eux-mêmes les sous-traitants, estiment les "Izvestia".
NEZAVISSIMAIA GAZETA
L'agence Reuters a transmis, en se référant au journal indien "Sunday express", une information alarmante, selon laquelle l'Inde a refusé d'accepter un nouveau lot de chasseurs du holding russe "Soukhoï" vu des "à-coups fréquents dans le moteur". Les forces armées indiennes ont même proposé au ministère de la Défense de suspendre les paiements à l'exportateur russe d'armes "Rosvooroujenie".
Les Indiens étudient minutieusement le coût des contrats, en marchandant chaque cent et en concertant les conditions durant des années. Ils sont capables de tourner à leur avantage chaque problème. Si le contrat de livraison de Su-30MKI est rompu, cela peut avoir des conséquences déplorables pour le complexe militaro-industriel russe. Les pertes directes peuvent constituer 1,5 milliard de dollars. La réorientation de l'Inde vers d'autres fournisseurs serait surtout défavorable. A ce jour, le montant des contrats prometteurs conclus entre la Russie et l'Inde dans le domaine de la coopération technico-militaire pour la période allant jusqu'à 2012 est évalué à 10-12 milliards de dollars, fait savoir le quotidien "NG".
TROUD
Le gouvernement russe a décidé d'introduire la taxe à l'exportation du seigle et du blé de l'ordre de 26 euros la tonne. Selon le vice-premier ministre Alexei Koudrine, cela a pour but de stabiliser les prix des articles de panification sur le marché intérieur. Commentant cette décision, le quotodien "Troud" souligne que les prix du pain donnent la migraine au gouvernement. Rien que ce dernier mois, le prix d'une tonne de blé alimentaire s'est accru en Russie, en moyenne, de 360 roubles et d'une tonne de seigle, de 780 roubles (un dollar US équivaut à environ 30 roubles). Les prix de la farine et du pain ne cessent de monter depuis le milieu de l'été, lorsque le pronostic des experts sur une réduction considérable de la récolte ont commencé à se justifier. L'année dernière, la Russie a récolté 86,5 millions de tonnes de céréales, cette année, 68 millions de tonnes au plus.
La question de savoir comment stabiliser les prix intérieurs des céréales, de la farine et du pain devait se poser tôt ou tard, poursuit le quotidien "Troud". Le gouvernement n'a pas de moyens réels: il s'avère que le fonds de réserves qui devait constituer 2,8 millions de tonnes de céréales n'est rempli qu'à moitié. Qui plus est, les exportateurs continuent à vendre des céréales à l'étranger. Cela étant, le gouvernement a décidé d'introduire des taxes douanières pour réduire, ne serait-ce que temporairement, l'exportation de ces produits stratégiques à l'étranger.
Cette décision a été réprouvée. Le premier à se prononcer à ce sujet était Andrei Illarionov, conseiller économique du président. Il a qualifié la décision du gouvernement de "répugnante" et ses arguments, de "faux et infondés". A son avis, loin de régler les problèmes des prix sur le marché intérieur, la tentative d'arrêter l'exportation nuira à l'image de la Russie en tant qu'exportateur de céréales.
L'Union céréalière estime que le gouvernement a raté l'occasion d'introduire les taxes à l'exportation au moment optimal: il aurait fallu le faire en août, au plus tard, affirme le quotidien "Troud".