Revue de la presse russe du 11 décembre KOMMERSANT

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Conformément à la loi sur l'élection présidentielle en Fédération de Russie, le Conseil de la Fédération, chambre haute du parlement russe, a fixé l'élection du chef de l'Etat au 14 mars 2004. Tout porte à croire que les prochaines présidentielles seront plus prévisibles que jamais car personne ne doute du fait que Vladimir Poutine les remportera au premier tour, note le quotidien. Cependant, le Kremlin se trouve confronté à deux problèmes contradictoires. D'une part, il doit éviter l'apparition d'un concurrent puissant pour qui cette campagne pourrait devenir un tremplin pour celle de 2008. D'autre part, il faut rendre la campagne suffisamment intéressante pour convaincre plus de 50% des électeurs de se rendre aux urnes.

Quant à savoir comment va être organisée la campagne électorale de Vladimir Poutine et qui la dirigera, la décision définitive n'est pas encore prise, selon le quotidien "Kommersant".

Pour ce qui est de la campagne proprement dite, nul, au Kremlin, ne doute que le président ne voudra pas déclencher une agit-prop massive parmi la population qui lui fait déjà confiance. Selon les derniers sondages, 78% des personnes interrogées lui font confiance "tout court" et 13% "plus ou moins". Dès maintenant, 52% à 66% des électeurs, selon le sondage, sont prêts à voter pour Poutine.

NEZAVISSIMAIA GAZETA

"Les autorités moldaves accélèrent le processus d'éviction des troupes russes du territoire du pays". Le journal publie sous ce titre un article dans lequel il est dit notamment :

"Une force internationale de maintien de la paix pourrait s'installer en Moldavie à la place du contingent russe beaucoup plus tôt que Moscou ne le pense. Si, tout récemment encore, c'était une éventualité parmi tant d'autres, les dernières déclarations des dirigeants moldaves et de leurs alliés européens ont levé tous les doutes possibles à ce sujet. "Cela pourrait se produire avant ou après la signature d'un document mettant un terme au conflit transnistrien", affirme le président moldave Vladimir Voronine. Il ne s'agit plus en l'occurrence du mémorandum sur la Transnistrie proposé par le Kremlin (les autorités moldaves l'ont rejeté) mais d'un autre document préparé à Chisinau et dont l'élaboration touche à sa fin.

Vladimir Voronine promet de le publier dans les plus brefs délais.

Le président moldave n'exclut pas que des unités russes puissent être incorporées dans la force internationale de maintien de la paix et même qu'elles puissent en constituer la majorité. Mais cela ressemble trop à une révérence de bonne aloi à l'égard de la Russie car les dirigeants moldaves se gardent naturellement de fâcher Moscou définitivement.

IZVESTIA

Le président par intérim de la Géorgie, Mme Nino Bourdjanadze, a tenté pendant cinq heures et demie, hier, de persuader le président de l'Adjarie, Aslan Abachidze, de ne pas boycotter les élections présidentielles fixées au 4 janvier, souligne le quotidien . La brève conférence de presse promise aux journalistes au terme de la rencontre n'a pas eu lieu. Nino Bourdjanadze, l'air fatigué et mécontent, et Aslan Abachidzé, tout souriant, se sont limités à quelques phrases protocolaires, donnant à comprendre qu'aucun accord n'avait abouti.

De retour à Tbilissi, à la descente d'avion, Nino Bourdjanadze a confirmé : "Il n'y a pas eu de changement radical des positions". Il était tout de même peu réaliste de la part des autorités géorgiennes de s'attendre à des concessions adjares substantielles après les menaces proférées par le leader géorgien de "la révolution de velours", Mikhaïl Saakachvili à l'adresse du président adjare. Prenant la parole au deuxième congrès de son parti "Mouvement national uni", Mikhail Saakachvili, a déclaré : "Celui qui voudra d'isoler l'Adjarie de la Géorgie le paiera cher. Il finira entre les quatre murs que je lui ai préparés". La salle a réagi à ces propos par une ovation, notent les "Izvestia".

Le candidat numéro un à la présidence ne s'est pas uniquement contenté de menacer d'envoyer Abachidze en prison, il s'est attaqué également et pour la nième fois à la Russie, protectrice du leader de l'Adjarie. "Moscou doit comprendre qu'il faut bâtir des relations nouvelles avec la Géorgie. La Géorgie n'est pas un vassal de la Russie", note le journal, citant sa déclaration.

GAZETA

Le ministre russe des Affaires étrangères Igor Ivanov et le ministre de l'Intérieur allemand Otto Schilly ont signé à Berlin un accord intergouvernemental sur la simplification réciproque du régime de visas pour certaines catégories de citoyens. L'Allemagne est le premier pays de l'Union européenne à avoir conclu un tel accord avec la Russie, lit-on dans le quotidien. Il est vrai, le ministère russe des Affaires étrangères n'indique pas encore la date exacte de l'entrée en vigueur des règles nouvelles, c'est pourquoi il sera probablement impossible de se rendre en Allemagne sans remplir les formalités habituelles pour y passer les vacances d'hiver.

Il y a à peu près un mois, l'Italie et la France ont signé un accord sur l'intention réciproque de simplifier le régime de visas avec la Russie, évoque le quotidien "Gazeta". Leurs conditions sont analogues à celles prévues dans les ententes russo-allemandes. L'Italie, la France et la Russie ont l'intention de faciliter le passage de leurs frontières en observant des formalités allégées pour les étudiants, les enseignants, les hommes d'affaires, les sportifs et les personnalités culturelles. Quant à la Grande-Bretagne, elle durcit, au contraire, les règles de l'entrée sur son territoire. Le projet de loi sur les émigrés et les réfugiés politiques doit être discuté en troisième lecture au parlement et prévoit la forte augmentation de la somme à payer pour aller travailler ou étudier en Grande-Bretagne. Si cette loi est adoptée, les Russes devront payer pour entrer en Grande-Bretagne 655 livres sterling au lieu des 155 livres soit quatre fois plus qu'auparavant.

VEDOMOSTI

Il s'avère que Simon Kukes récemment nommé à la tête de la compagnie "IOUKOS" a été surveillé par les services secrets américaines, informe le journal "Vedomosti". La CIA (Agence de renseignements américaine) a manifesté son intérêt pour cet homme d'affaires à l'époque où il travaillait dans la compagnie pétrolière de Tioumen (TNK) et a établi qu'il versait des pots de vin aux fonctionnaires russes. Ces renseignements secrets ont été dévoilés par la compagnie canadienne Norex Pétroleum en concurrence avec TNK pour les actifs pétroliers en Russie.

Simon Kukes a refusé de s'entretenir avec le quotidien "Vedomosti", en demandant à Alexandre Chadrine, porte-parole de 'IOUKOS", de transmettre que les données de la CIA l'avaient étonné. "Je n'ai jamais eu l'honneur d'avoir affaire à cette Agence, ni lorsque j'habitais en Russie, ni après mon départ pour les Etats-Unis, a cité Alexandre Chadrine. Je n'ai jamais donné de pots-de-vin aux fonctionnaires et je n'en ai parlé à personne".

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