"Pour les échanges de marchandises et de capitaux, le Japon et la Russie constituent le maillon le plus faible du système des relations bilatérales entre les pays du G8, ainsi qu'entre les plus grands pays d'Asie du Nord-Est. En effet, le chiffre d'affaires des échanges commerciaux représente un quarantième du chiffre d'affaires du commerce entre le Japon et les Etats-Unis et un vingtième de celui des échanges entre le Japon et la Chine", a dit Konstantin Poulikovski.
Le représentant du président russe espère que cette tendance sera inversée. "Il est souhaitable que nos relations économiques soient plus énergiques, que les capitaux japonais soient investis plus massivement dans notre Extrême-Orient, et nous garantissons pour notre part une coopération fructueuse et un travail commun efficace", a-t-il déclaré.
A la mi-décembre, une délégation gouvernementale russe conduite par le premier ministre Mikhaïl Kassianov effectuera une visite au Japon. Konstantin Poulikovski en fera partie, a annoncé son service de presse.
Mikhaïl Kassianov a annoncé pour sa part qu'au cours de sa visite au Japon il se proposait d'étudier la possibilité d'une participation de sociétés japonaises à la mise en valeur de gisements pétrogaziers de Sibérie orientale et à la construction d'un réseau de transport d'hydrocarbures.
"J'attends l'ouverture de ce débat", a-t-il dit, en répondant aux questions des journalistes.
La partie japonaise s'est également déclarée intéressée mais n'a encore fait aucune proposition concrète.
Mikhaïl Kassianov a expliqué aussi qu'un document relatif au soutien à apporter aux investisseurs russes et japonais serait signé dans le cadre de sa visite.
Le thème des îles Kouriles, s'il était abordé au cours de la visite, ne serait qu'une confirmation des positions des deux pays. "Nos positions sont connues et ne sont plus un facteur de préoccupation", a constaté Mikhaïl Kassianov.
Le problème de la coopération frontalière sera abordé au cours du voyage du premier ministre russe au Japon. La coopération des deux pays au Primorié et à Sakhaline pourrait être plus intense, a estimé Mikhaïl Kassianov qui a rappelé que la partie japonaise n'établissait pas de lien d'interdépendance entre la coopération économique et le problème du statut des îles Kouriles.