Avant de passer à ce système, a-t-il indiqué, il faut se convaincre de l'efficacité du fonds de stabilisation, destiné à protéger le budget.
"Si nous passons à un cours de change flottant aujourd'hui, nous risquons de rendre le budget plus exposé à des risques extérieurs car, si le rouble se réconforte, ce sera bien pour les investissements et pour le pouvoir d'achat de la population, mais la situation dans son ensemble sera plus vulnérable, le budget perdra sa stabilité", a expliqué Oleg Viouguine.
D'autre part, a-t-il poursuivi, il faut voir comment fonctionnera la nouvelle loi - libérale - sur la réglementation monétaire. "Nous devons vérifier le fonctionnement de cette loi, nous persuader que la libéralisation n'a pas provoqué un reflux massif de capitaux à l'étranger, l'ouverture de comptes à l'étranger, et mesurer la confiance réelle des résidents", a-t-il souligné.
"Si nous constatons un résultat positif - cela sera clair fin 2004 ou en 2005 - alors, on pourra engager la transition vers un cours de change flottant", a conclu le premier vice-président de la Banque de Russie.