Selon cette dernière, en dix ans, et plus précisément entre 1993 et 2003, la fuite nette des capitaux qui est évaluée en tant qu'exode absolu, c'est-à-dire moins l'afflux, a dépassé 150 milliards de dollars.
A l'avis d'Oksana Dynnikova, les investissements étrangers ne viennent pas en Russie car le droit de propriété n'y est pas garanti, comme il se doit, alors qu'un système judiciaire normal y est pratiquement inexistant, mais la corruption est en plein essor. Bien plus, proposée par bien des experts, l'amnistie des capitaux n'est certes pas à même d'en finir avec son exode. Cette amnistie ne peut qu'affaiblir quelque peu les barrières dans la voie des investissements.
Le directeur de l'Institut des problèmes de la mondialisation, Mikhaïl Deliaguine, qui est intervenu au cours de cette même conférence de presse estime, quant à lui, que l'on ne devait pas parler à présent de l'amnistie du capitale, mais du pardon de celui-ci par le peuple. Quoi qu'il en soit, est l'avis de Mikhaïl Deliaguine, un tel pardon ne pourrait être accordé en échange à des investissements dans le pays. "Il se peut toujours que dans quelques années, un nouveau pacte stratégique puisse naître en Russie, pacte conclu entre l'Etat et le business de sorte que l'Etat s'engage à reconnaître la propriété à une date bien déterminée, alors que le business promet à son tour d'investir 80 à 90% de ses capitaux en Russie", a supposé le directeur de l'Institut des problèmes de la mondialisation.