"Nous trouvons aujourd'hui en contact avec le ministère irakien du Pétrole. Nos contrats éventuels seront sans doute examinés au cours des négociations qui n'ont pas encore commencé, malheureusement", a dit à RIA-Novosti le PDG de cette compagnie pétrolière russe - Vaguit Alekperov.
C'est ainsi qu'il a commenté les propos tenus par le ministre irakien du Pétrole - Ibrahim Bahr al-Ulum - qui n'avait pas exclu, lui, une révision du contrat avec "LUKOIL" pour 7,3 milliards de dollars - contrat de mise en valeur du gisement West Qurna. Les réserves prouvées du pétrole à ce gisement sont évaluées à six milliards de barils.
Quoi qu'il en soit, le vice-président exécutif du Club pétrolier international de Moscou - Torgoul Baguirov - estime quant à lui qu'il n'y aura pas en Irak de répartition des contrats notamment qui se rapportent à "LUKOIL".
"Nous ne croyons pas qu'il y ait de nouvelles répartition des contrats en Irak. Pour ce qui est d'un accord pour la mise en valeur du gisement West Qurna en Irak par "LUKOIL", cet accord a été reconnu par la communauté internationale. Tout porte à croire que nul ne revienne sur lui", a dit à RIA-Novosti le vice-président exécutif du Club pétrolier international de Moscou.
"Il n'en est pas moins vrai, cependant, a ajouté Torgoul Baguirov, que diverses solutions ne sont pas à exclure pour le projet en question. Il peut s'agir, entre autres, de la mise en uvre du projet conjointement avec quelqu'un, de toute sorte d'alliances", a-t-il dit.
Comme l'a fait remarquer le vice-président exécutif du Club pétrolier international de Moscou, le contrat irakien de "LUKOIL" a une force juridique. Par conséquent, sa rupture ou sa révision risque de déclencher de gros procès judiciaires.
"N'importe qui autre qui viendrait travailler à ce gisement serait condamné à payer des dizaines et des dizaines de milliards de dollars. Aucune grosse compagnie occidentale ne s'y déciderait sans doute", a estimé le vice-président exécutif du Club pétrolier international de Moscou.
Rappelons que le contrat de mise en valeur et d'extraction de pétrole à la deuxième tranche du gisement West Qurna en Irak (West Qurna - 2) avait été signé en 1997 entre le ministère du Pétrole de l'Irak, d'une part, et "LUKOIL", "Zaroubejneft" et "Mashinoimport", de l'autre.
Le délai de ce contrat aux termes d'un accord sur le partage du produit est de 23 ans et peut être renouveler encore pour 5 ans. La part de "LUKOIL" dans le projet se monte à 68,5%, celle de "Zaroubejneft" et de "Mashinoimport" est de 3,25 pour chacun de ces deux groupements. Côté irakien, l'organisation SOMO y participe à 25%.
Néanmoins, en 2002, Bagdad a annulé ledit contrat, en prétendant que "LUKOIL" ne respecterait pas les termes du contrat.