Commentant la rencontre que le président Vladimir Poutine a eue au Kremlin avec le roi de Jordanie Abdallah II, le journal relève que le règlement du conflit arabo-israélien a été au coeur de la discussion. Selon le monarque jordanien, pour qui Vladimir Poutine est un "ami très proche" de son pays, "La Russie est un important facteur de stabilité dans la région". Il est à relever qu'il y a près de dix ans (en 1994) la Jordanie avait conclu un traité de paix avec Israël, note le journal. Amman entend jouer un rôle actif aussi dans le règlement du conflit palestino-israélien. Le roi de Jordanie a indiqué qu'il n'y avait pas d'alternative à la "Feuille de route". C'est justement ce document élaboré par la Russie, les Etats-Unis, l'Union européenne et l'ONU que Moscou voudrait voir entériné par le Conseil de sécurité de l'ONU.
Vladimir Poutine et Abdallah II se sont également penchés sur la situation autour de l'Irak, poursuit la Nézavissimaïa gazéta. Ici les positions de Moscou et d'Amman coïncident pratiquement: le rôle central dans le réaménagement d'après-guerre de ce pays doit revenir à l'ONU.
Kommersant
Le président Vladimir Poutine a reçu le premier ministre, Mikhaïl Kassianov, qui l'a informé de la situation dans le pays et des programmes d'investissements prévus pour l'année prochaine. Le ministère du Développement économique et du Commerce ayant justement promis la veille une croissance de la production de 6,6 pour cent pour cette année, le chef du gouvernement avait par conséquent des choses à dire au président, relève Kommersant. Pour ce qui est de la situation dans le pays, depuis le début de l'année Mikhaïl Kassianov ne fait qu'annoncer au président une accélération de la croissance industrielle, écrit le quotidien.
Le gouvernement a pour habitude de mettre en exergue le bon climat d'investissement et présentement il est très fier de la progression des investissements. Il a déjà montré qu'il était prêt à l'associer à n'importe quoi, aux investissements, à la bonne demande intérieure, à la dévaluation du rouble et, s'il ne lui reste plus rien, aux prix élevés du pétrole, fait remarquer Kommersant.
Védomosti
L'attente d'autres mauvaises nouvelles concernant Youkos, consécutivement auxquelles les actions de la compagnie pétrolière ont chuté trois jours durant, a presque dégénéré en panique hier, annonce le journal. Sur le marché on s'attendait à ce que jeudi l'Etat présente à la compagnie un redressement fiscal de 10 milliards de dollars. Toutefois, les sceptiques estiment que ce sont les spéculateurs eux-mêmes qui sèment la panique sur le marché.
Les courtiers sont unanimes à relever qu'à chaque rumeur négative concernant la compagnie le marché répond par un recul, écrit Védomosti. "La situation est on ne peut plus panique", a dit le chef du service des ventes aux clients russes de NIKoïl, Mark Temkine. "Les grandes sociétés d'investissement sont obligées de réagir à la baisse des cotations et de réduire partiellement leurs positions dans les valeurs russes", explique le chef du service des ventes d'Alfa-bank, Alexandre Zakharov. Selon celui-ci, les clients sérieux n'accordent aucune crédibilité aux bruits selon lesquels le pouvoir infligera un redressement fiscal faramineux" à Youkos. "Ces nouvelles font le jeu des spéculateurs", est-il convaincu.
Izvestia
La Douma (chambre basse du parlement russe) a adopté en première lecture le projet de loi présidentiel "Du service civil public". Pour les Izvestia ce document risque de modifier du tout au tout la vie des fonctionnaires russes puisqu'il stipule que les employés devront avoir les mains propres et une tête sagace, exempte de toute appétence, que les litiges avec les supérieurs devront être réglés par écrit par une commission spéciale ou par voie de justice. Pour stimuler l'intérêt pour le fonctionnariat, le pouvoir entend recourir à l'argent et aux titres.
Le fonctionnaire passera un concours d'entrée dans la fonction publique, des concours promotionnels ainsi que des contrôles de compétences. Pour le moment les salaires promis n'ont rien de fabuleux. Les possibilités de l'Etat n'étant pas illimitées, actuellement la rémunération moyenne des fonctionnaires dans le pays est d'environ 9.000 roubles (le dollar américain s'échange contre approximativement 30 roubles), seulement des compléments salariaux et des avantages sont garantis, relève le quotidien de la place Pouchkinskaïa.
Gazéta
Le gouvernement russe pourrait introduire des restrictions et relever les taxes à l'exportation des céréales, a déclaré le vice-premier ministre et ministre russe de l'Agriculture, Alexeï Gordeïev. Selon lui, cette année la Russie a déjà exporté 3,5 millions de tonnes de céréales et elle pourrait porter ce chiffre à 5 millions d'ici à la fin décembre. "Seulement si nous voyons que les prix en vigueur en Ukraine et dans l'Union européenne risquent de contribuer à un dépassement de ce volume, alors nous introduirons des restrictions et relèverons les taxes à l'exportation pour ne pas laisser le pays sans ressources et éviter une brusque hausse des prix", a déclaré Alexeï Gordeïev.
Le ministre de l'Agriculture a fait remarquer que le gouvernement disposait d'une réserve d'environ 1,6 million de tonnes de céréales, qui pouvait être utilisée pour faire baisser les prix intérieurs. Ces céréales alimentaires avaient été achetées l'année dernière à titre d'intervention, informe la Gazéta.
Argoumenty i fakty
Les listes d'attente pour l'attribution d'un logement gratuit pourraient être supprimées, a déclaré le vice-président du Comité d'Etat au Bâtiment, Léonide Tchernychiov. "Notre comité entend modifier radicalement la procédure de constitution de ces listes à Moscou", a-t-il dit.
Cette réforme consiste à n'attribuer des logements gratuits qu'aux familles nécessiteuses (il reste à définir quelles sont les personnes pouvant être classées dans cette catégorie). Pour les autres il sera proposé de verser de 20 à 50 pour cent du coût de l'appartement. La durée d'attente pourra ainsi être ramenée à trois ans maximum. Aujourd'hui ce sont les demandes déposées en 1982-1983 qui sont satisfaites.
A propos, dans les grandes villes un programme de subventions-logement gratuites a été lancé depuis longtemps. Le principe est le même: l'intéressé verse une partie du coût de l'appartement. Seulement les postulants se sont avérés trop nombreux au regard des subventions attribuées, relève le journal Argoumenty i fakty.