"L'essentiel problème aux futures négociations aux Etats-Unis, ce serait sans doute celui des "cuisseaux de poulet" et des avions", a estimé le vice-ministre russe. "Les Américains ont déjà accepté le maintien des quotas d'importation de poulet en Russie, alors que le montant des taxes frappant les avions est toujours en discussion", a-t-il poursuivi.
"Au début, les Etats-Unis ont cherché à obtenir la suppression totale des taxes sur avions et pièces détachées. Maintenant, ils veulent qu'une telle taxe ne dépasse guère 10%. Nous proposons de la fixer à près de 15%. A l'heure actuelle, cette taxe est de 20% chez nous", a expliqué le vice-ministre russe du Développement économique et du Commerce.
Selon Maxime Medvedkov, d'autres problèmes seront aussi abordés aux négociations à Washington, y compris celui de l'accès du marché russe aux services de télécommunications, d'assurance et bancaires d'autres pays. Moscou insiste toujours sur une certaine période de transition et le maintien de restrictions appropriées dans les secteurs évoqués. Ainsi, la Russie propose de maintenir pendant les cinq années qui viennent le monopole de "Rostelecom" pour télécommunications à grandes distances afin de pouvoir achever le processus de réformes dans ce secteur précis.
Pour ce qui est du marché des services d'assurance, a indiqué le vice-ministre russe du Développement économique et du Commerce, la libéralisation totale n'y est tout simplement pas possible, en tant que telle. Même après la période de transition, il n'y aura pas de marché tout à faut libre, car une certaine partie dudit marché national sera toujours réservée aux compagnies russes, a précisé Maxime Medvedkov. "C'est que nos fournisseurs de ce genre de services ont créé ce marché et y ont investi. Aussi, sont-ils incontestablement en droit de garder leur présence sur ce marché", a-t-il dit.
Et d'ajouter que les Américains manifestent aussi un intérêt spécial au marché russe du cinéma. Les Etats-Unis cherchent notamment à obtenir la levée de toutes les restrictions sur la participation du capital étranger aux compagnies cinématographiques russes et au tournage même des films. A présent, la loi russe autorise les compagnies étrangère à participer à 30% seulement au tournage des films russes. "Nous tenons à garder cette norme. A propos, une telle restriction existe dans la plupart des pays européens", a souligné le vice-ministre russe du Développement économique et du Commerce.
"Nous ne voudrions pas nous charger d'engagements à long terme qui nous empêchent en perspective de réguler, si besoin est, la présence étrangère sur ce marché. Et il ne s'agit pas là uniquement de l'argent, mais aussi et surtout de la sauvegarde de notre patrimoine culturel", a conclu Maxime Medvedkov.