"A ce jour, l'Etat intervient encore trop dans l'économie", a-t-il déclaré mardi dans un rapport présenté à l'Académie de la fonction publique.
"Si l'on prend toutes les entreprises dans lesquelles l'Etat possède plus de 50% du capital, on verra que la moitié de l'économie russe est entre les mains ou sous le contrôle de l'Etat", a constaté le vice-premier ministre.
"A la fois régulateur et acteur du marché, l'Etat n'assure pas une concurrence suffisante sur le marché", a-t-il indiqué.
Il s'est donc prononcé pour la poursuite du processus de privatisation. "Le transport ferroviaire et la production de pétrole et de gaz doivent rester sous contrôle d'Etat. Mais les secteurs moins dépendants des infrastructures publics doivent être privatisés, et cela dans les délais les plus brefs", estime Alexéi Koudrine.
Il a ajouté qu'une exception devait être faite pour le complexe militaro-industriel où l'Etat doit maintenir sa participation afin d'assurer la défense du pays.