Le président de la Commission électorale centrale, Alexandre Vechniakov, a déclaré que la situation autour de la compagnie pétrolière se répercuterait sur les élections. "Un nouveau trouble-fête est apparu et a tenté de polariser l'attention de certaines forces politiques. D'habitude, une telle crise donne aux gens la possibilité de se signaler d'un coup..." D'autre part, Alexandre Vechniakov a dit que la loi n'interdit pas à Khodorkovski de se porter candidat à la présidence du pays.
KOMMERSANT
Le journal commente les propos du vice-président de la China National Petroleum Corporation (CNPC), Su Shulin, qui a dit que sa société étudiait la possibilité de participer à la mise en valeur des gisements de condensat de gaz de Tchaïadin et de Kovytkino (respectivement Yakoutie et région d'Irkoutsk) et était en négociation sur des projets communs avec Lukoil. C'est la deuxième tentative de la CNPC de participer à la production de pétrole et de gaz en Russie. Il y a un an, elle avait fait une offre pour acheter des actions de Slavneft mais s'était heurtée à la "ressource administrative" de Sibneft et avait dû abandonner.
Le journal souligne que la société chinoise mène des négociations et étudie la possibilité d'acheter 25% des actions de Russia Petroleum, opérateur du gisement de Kovytkino, le plus important réservoir de condensat de gaz de Russie. La CNPC serait le principal consommateur de gaz de ce gisement.
Les représentants de TNK-BP qui détient 62,42% des actions de Russia Petroleum ont refusé hier de commenter la participation éventuelle des Chinois au projet en qualité de copropriétaire. Ils ont déclaré que TNK-BP étudiait elle-même la possibilité d'acquérir les actions appartenant à Interros.
IZVESTIA
Dans un article intitulé "Le boom pendant la peste", le journal parle de la croissance rapide du marché russe des logiciels alors que l'industrie hi-tech reste en proie à une crise dont on ne voit pas la fin. De l'avis du président de l'Association des concepteurs de logiciels "Russoft", Valentin Makarov, l'élaboration de logiciels d'exportation affiche trois tendances principales à l'étape actuelle en Russie : consolidation du marché, changement révolutionnaire de l'état de la gestion de la qualité et croissance de l'intérêt porté par les investisseurs étrangers aux sociétés russes.
De l'avis de l'agence Aberdeen Groupe (Etats-Unis), les informaticiens russes possèdent un très haut niveau de formation scientifique de base qui leur permet de trouver des solutions techniques qui influent de façon fondamentale sur les activités principales des clients. Les sociétés russes reçoivent souvent des commandes pour ce que l'on appelle les "technologies critiques", à la différence de la majorité des concurrents qui obtiennent des commandes plus simples. En Europe et de plus en plus souvent aux Etats-Unis, les concepteurs russes deviennent très populaires du fait de l'absence de différence culturelle, par rapport à leurs concurrents indiens ou chinois.
VEDOMOSTI
Le quotidien commente le désir du Comité fédéral pour les valeurs mobilières (CFVM) d'obtenir l'application de sanctions pénales pour les infractions commises sur le marché des valeurs. De l'avis du journal, ce "serrage de vis" protège naturellement les droits des investisseurs existants mais ne contribue pas à intéresser des acquéreurs nouveaux. Or ces deux problèmes ont été officiellement reconnus comme fondamentaux, parallèlement à la protection des droits des investisseurs. Le ministre de l'Economie, Guerman Gref, a regretté le "primitivisme" du marché russe des valeurs mobilières et l'absence de personnes physiques dans cette enceinte. Le secteur financier ne remplit pas sa fonction essentielle qui consiste à investir l'épargne, a résumé le ministre.
Cependant, l'Etat fait trop peu de choses pour redresser la situation. Selon les données citées par Guerman Gref, quinze à dix-sept mille particuliers participent activement aux opérations sur ce marché. La Commission n'en a recensé que dix à quinze mille. Le quotidien "Vedomosti" fait la lumière sur les opérateurs dont parlent les fonctionnaires. Ce sont les titulaires de parts sociales des sociétés d'investissement, à l'exception des quatre plus grandes issues des fonds de vouchers. Il se trouve que les particuliers qui opèrent indépendamment sur le marché des valeurs ne sont pas pris en considération par l'Etat. Avec une telle approche, le marché russe des valeurs restera pendant encore très longtemps la chasse gardée des spéculateurs, principalement étrangers.
KOMSOMOLSKAIA PRAVDA
Ce journal publie un article de Serguei Lopatnikov, professeur à l'Université du Delaware (Etats-Unis) intitulé "Khodorkovski préparait cette partie d'échecs depuis longtemps". Selon l'auteur, des choses qui se produisent en Russie se présentent autrement outre-Atlantique. Pour lui, le sens de la partie d'échecs envisagée par Khodorkovski est bien compréhensible: d'un milliardaire, dont la fortune réside à 99 % dans les puits et l'infrastructure du secteur pétrolier, il a voulu devenir un véritable milliardaire possédant des milliards en liquide en Occident.
Cette aspiration évidente ne peut pas être soumise à la discussion ou être condamnée. La méthode est également claire: Khodorkovski essaie de vendre au consortium pétrolier américain 40 % de la compagnie "IOUKOS" pour 25 milliards de dollars. 13,6 % d'autres actions sont en vente sur les marchés interbancaires. En fin de compte, le bloc de contrôle de "IOUKOS" appartiendra au consortium américain qui achète 40 % des actions, car il ne fait pas de doute que les 10 % plus une action qui manquent ont déjà été achetés depuis longtemps.
Le but de cette transaction de Khodorkovski est évident. Il résout son problème en transformant en argent liquide le capital existant sous forme d'infrastructure et obtient des dollars en espèces en dehors de la Russie, estime le professeur américain.
TROUD
L'entrefilet intitulé "Un alligator dans le ciel" fait savoir que 12 nouveaux hélicoptères polyvalents Ka-52 équiperont bientôt les forces aériennes russes. Cet hélicoptère a effectué son premier vol en été 1976. Il a fallu six ans pour le fabriquer en série. Mais l'état-major général des forces aériennes est content: c'est la première fois depuis ces dernières années que l'aviation militaire reçoit un lot aussi important de matériel de pointe.
Selon le général Vladimir Mikhailov, commandant en chef des Forces aériennes, l'"Alligator" (nom donné au nouvel hélicoptère par ses constructeurs) n'a pas de concurrents sur le marché mondial des armements et du matériel de guerre: "Pour le critère "efficacité - coût", l'hélicoptère Ka-52 devance considérablement ses concurrents".
Cet appareil unique en son genre peut accomplir diverses missions: détruire des chars, effectuer des missions de reconnaissance, apporter un soutien aux troupes, livrer des combats aériens. L'Alligator" repère les cibles blindées à une distance de 10 km, les cibles aériennes, à 15 km. Il peut même "repérer" à 5 km un soldat ennemi équipé d'un missile portable de DCA "Stringer". Cet hélicoptère a une autre qualité exceptionnelle: il vole par tous les temps et peut exécuter des manoeuvres à la limite de l'acrobatie: il vole non seulement en avant, mais aussi de côté et même en arrière.
NEZAVISSIMAIA GAZETA
Dans un article sur le commerce du gaz en Europe, l'auteur écrit que "Gazprom" a commencé soudain à perdre ses positions en Europe. Comme on l'a appris pendant la visite du président Vladimir Poutine en Italie, le géant gazier russe a levé l'interdiction sur la réexportation de combustible bleu. A présent, les partenaires européens de "Gazprom" - pour l'instant, la compagnie italienne ENI, Gaz de France et la compagnie polonaise PGNiG - peuvent revendre du gaz russe. Autrement dit, il s'agit de la décision de détruire le monopole russe sur l'exportation de combustible bleu, ce qui entraîne une baisse des prix et, par conséquent, une réduction considérable des revenus de "Gazprom" et du budget.
"Gazprom" essaie de faire semblant que rien de grave ne s'est produit. Selon une source au sein de la compagnie, des changements ont été apportés en janvier 2003 dans le contrat conclu avec ENI pour 25 ans, mais on l'a appris à la veille de la récente visite de Vladimir Poutine en Italie. Les contrats avec la compagnie allemande Ruhrgas et la compagnie autrichienne OMV font l'objet des pourparlers. On affirme aussi que l'interdiction sur la réexportation a été levée "en échange de l'introduction dans le contrat d'une autre clause ayant trait au mécanisme économique assurant que "Gazprom" ne perdra rien". On prétend que, dans ces conditions, la réexportation devient tout simplement désavantageuse".