"Le gouvernement a donné son aval à une liste d'actions qui sera intégrée dans le plan de travail législatif pour 2004. La majeure partie de ces actions sera achevée cette année et on pourra s'attendre à une amélioration sensible sur le marché financier l'année prochaine", a dit le ministre.
La mesure prioritaire consiste, selon lui, à réduire considérablement les frais des institutions financières consécutives à l'imposition qui est loin d'être optimale et aux coûts administratifs élevés. "Nous devons diminuer ces frais de deux à deux fois et demie pour nous rapprocher des conditions dans lesquelles fonctionnent les institutions financières étrangères. Alors seulement le marché financier russe pourra devenir compétitif lors de l'adhésion de la Russie à l'OMC", a dit Guerman Gref.
Le ministre a souligné aussi la nécessité d'universaliser la régulation du marché et d'augmenter le nombre des instruments financiers et d'émetteurs. Ils sont peu nombreux, d'où les fluctuations sur le marché, a-t-il expliqué.
Selon le ministre, le nombre de ceux que l'on appelle les "investisseurs non organisés" (personnes physiques) est également minimal. "Le secteur privatisé mis à part, ils sont quinze à dix-sept mille seulement, a indiqué Guerman Gref. Pour citer un exemple de large participation des personnes physiques aux investissements, il a évoqué les Etats-Unis où 20% des revenus des particuliers proviennent des capitaux placés sur le marché financier.