Le renforcement de la pression ne préoccupe pas le gouvernement, en attendant, souligne le quotidien. "Nous continuerons à travailler comme avant. Pour nous rien n'a changé en fait. L'administration est toujours composée des mêmes personnes, à l'exception de M.Volochine", a dit un fonctionnaire du gouvernement.
KOMMERSANT
Les événements de la semaine dernière - la saisie-arrêt des actions de Ioukos et la démission du chef de l'administration présidentielle - ne sont ni accidentels ni tragiques pour l'économie russe, estime le vice-premier ministre et ministre des Finances Alexéi Koudrine.
Dans une interview au "Kommersant", il a déclaré notamment :
"Seuls les dilettantes ont pu interpréter mes prévisions à moyen terme concernant la stabilité du marché après les derniers événements autour de certains dirigeants de Ioukos comme un pronostic à court terme. Les spéculateurs sur le marché s'en donneront encore à coeur joie mais après le jugement définitif de la justice, le marché se redressera complètement et reprendra sa progression. Un cas judiciaire isolé n'est pas de nature à annuler toutes les transformations positives intervenues dans l'économie et dans la société, tout ce qui a été fait pour développer le marché dans notre pays. La réforme fiscale sera achevée, le contrôle des changes aussi et les élections assureront la stabilité politique".
GAZETA
D'après le "Sunday times" britannique, un gros paquet d'actions de Ioukos s'est tout à coup retrouvé entre les mains de la légendaire famille de banquiers Rotschild, écrit le journal. Lord Jacob Rotschild a obtenu le contrôle d'une bonne part des actions de la société dont le patron, Mikhaïl Khodarkovski, se trouve actuellement aux arrêts. Cette entente était intervenue il y a plusieurs mois lorsque Khodorkovski avait compris qu'il était menacé d'une peine de prison, écrit le journal. Le lord britannique de 67 ans se place à l'épicentre du conflit avec l'Etat russe pour avoir reçu le droit de gérer un paquet d'actions valant 8 milliards de livres sterling (12 milliards de dollars). A titre de comparaison : la capitalisation de Ioukos s'élève actuellement à 20,6 milliards de dollars, souligne le journal.
IZVESTIA
Cette semaine sera significative pour toute la campagne électorale russe, affirme le quotidien. Demain, la Commission électorale centrale procédera au tirage au sort du temps d'antenne gratuit qui sera accordé aux divers partis politiques et le 7 novembre le coup d'envoi sera donné à la publicité. Selon le journal, cette question douloureuse pour les candidats risque de faire déclencher plusieurs scandales.
23 partis et blocs sont admis au scrutin mais ils ne pourront pas tous appeler les électeurs à voter pour eux. Le temps d'antenne gratuit pourrait coûter trop cher pour les partis aux ressources modestes qui n'ont pas beaucoup de chance de s'adjuger des sièges au parlement. La loi prescrit que les partis qui n'ont pas obtenu 2% des suffrages aux législatives précédentes doivent rembourser à l'Etat leur dette antérieure pour pouvoir accéder à la télévision et à la radio.
"Ils n'auront pas une seconde de temps d'antenne gratuit", a fait remarquer dans une interview aux "Izvestia" le président de la Commission électorale centrale, Alexandre Vechniakov.
NEZAVISSIMAIA GAZETA
Les tragédies dans des mines russes sont malheureusement fréquentes. On a économisé sur la restructuration de la branche mais après chaque nouvel accident, on a déboursé des millions de dollars pour les opérations de sauvetage qui n'ont pas été dans tous les cas - hélas ! efficaces. Selon le vice-ministre de l'Energie, Leonid Trepko, une quinzaine de mines seront fermées dans l'immédiat. Au total, 191 mines sont en état de liquidation.
NOVYE IZVESTIA
Un nouveau round des négociations entre la Russie et l'Union européenne sur l'adhésion à l'Organisation mondiale du commerce vient de s'achever à Genève. Selon le vice-ministre russe du Développement économique et du Commerce, Maxime Medvedkov, il n'y a pas eu de rapprochement radical des positions des deux parties. Pis, l'UE a avancé une nouvelle condition "sur le vif": elle demande que la Russie renonce aux méthodes musclées pour résoudre les litiges entre les milieux d'affaires et l'Etat. Tout porte à croire que le gouvernement a pris l'habitude que les négociations sur l'adhésion de la Russie à l'OMC avancent difficilement. Maintenant que les Etats-Unis et la Chine ont retiré toutes leurs conditions, c'est l'Union européenne qui devient la "pierre d'achoppement".