Quoi qu'il en soit, le ministre n'est pas d'accord avec certains experts prétendant notamment que la dépendance de l'économie russe des secteurs de matières premières se soit accentuée ces derniers temps. "Il s'agit certes là de différentes méthodes de calcul", a fait remarquer le ministre russe du Développement économique et du Commerce.
Or, a-t-il avoué, nous n'avons effectivement pas obtenu d'affaiblissement sensible de la dépendance de notre économie de ses branches de matières premières. "Nous le reconnaissons comme un problème sérieux", a indiqué Guerman Gref.
Selon le ministre, le Collège du ministère du Développement économique et du Commerce s'est penché sur la classification des mesures éventuelles à prendre pour diversifier l'économie nationale, mesures que l'Etat pourrait adopter.
"A titre conventionnel, lesdites mesures peuvent être partagées en mesures horizontales et verticales, a dit le ministre. Des mesures horizontales entendent la création d'un milieu propice pour le développement de l'économie dans son ensemble, alors que des mesures verticales, c'est l'intensification de la politique d'Etat tendant à promouvoir les branches qui ne sont pas engagées dans la production des matières premières".
Parmi ces dernières branches de l'économie nationale, le ministre a cité notamment l'agro-alimentaire, les petites et moyennes entreprises (PME), ainsi que le complexe militaro-industriel.
Au nombre des mesures d'appui de certaines branches de l'économie russe, on a évoqué, par exemple, une éventuelle introduction d'un régime spécial d'imposition, des subventions des taux d'intérêt sur les crédits et l'appui des exportations, ainsi que le perfectionnement des mécanismes fiscaux et douaniers, a appris, en conclusion, le ministre russe du Développement économique et du Commerce.