"Trois milliards de dollars, voilà le chiffre qu'avancent les experts", a noté le ministre. "Pas moyen de compter sur 20 ou 30 milliards, c'est ce qu'affirment certains hommes politiques", a souligné Guerman Gref.
D'autre part, accroître la pression fiscale sur la filière combustibles-énergie est une des mesures s'inscrivant justement dans l'effort de diversification. Mais "cet effort doit être mené avec beaucoup de minutie, afin de ne pas laisser les secteurs fondés sur les hydrocarbures s'effondrer", a-t-il ajouté.
Ces secteurs fournissent un quart du PIB national, et "tout accroissement irréfléchi de la pression fiscale risque de conduire à des conséquences très négatives", a-t-il souligné.
"Ces branches manquent d'importantes potentialités, il ne faut donc pas croire que le prélèvement de la rente naturelle soit la clef pour le règlement de tous nos problèmes", a-t-il indiqué.
Guerman Gref n'a pas cité la date où la décision d'augmenter la pression fiscale sur ces secteurs pouvait être prise. "Cela pourrait être fait en 2004, ou à partir du 1er janvier 2005", a-t-il dit.