Revue de presse

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(24 octobre)

VREMIA NOVOSTEI

Lorsque le tapage autour de l'île de Touzla, dans le détroit de Kertch, qui a subitement assombri les relations russo-ukrainiennes, a atteint son point culminant, l'Ukraine a légèrement lâché la bride, souligne le journal. Kiev n'a pas risqué de laisser la fâcherie se transformer en une hostilité déclarée au point de provoquer des accrochages armés sur terre et en mer pour une langue de sable dans le détroit. Le président Leonid Koutchma a reculé le premier.

"Nous avons prévenu une évolution dramatique des événements", a-t-il déclaré hier, à l'issue d'une réunion des structures de force tenue à huis clos où il avait entrepris un voyage d'inspection après avoir interrompu sa tournée latino-américaine. Il est vrai que la déclaration de paix a été faite lorsque les travaux de construction de la digue russe avaient été suspendus la veille. Les autorités locales russes avaient suivi les instructions reçues du président Vladimir Poutine avec lequel Leonid Koutchma avait eu un entretien téléphonique orageux.

Les deux présidents avaient confié le règlement du problème aux chefs des gouvernements. Le premier ministre ukrainien Viktor Yanoukovitch arrivera aujourd'hui à Moscou en vue de pourparlers et cette journée s'annonce très nourrie pour lui, a estimé un porte-parole de l'ambassade d'Ukraine en Russie. Il se penchera avec Mikhaïl Kassianov en premier lieu sur le problème de la délimitation de la frontière maritime en mer d'Azov, en mer Noire et dans le détroit de Kertch.

Pour la Russie, le principal résultat de l'"incident de Touzla" est que l'Ukraine a enfin consenti à discuter du statut de la mer d'Azov.

IZVESTIA

Les présidents russe et kirghize, Vladimir Poutine et Askar Akaev, ont inauguré officiellement hier la base aérienne russe de Kant. C'est la première base militaire déployée par Moscou à l'étranger depuis l'éclatement de l'Union Soviétique. Elle disposera d'un effectif de 500 hommes et de 20 avions et hélicoptères de combat dont la mission est de couvrir les frontières méridionales de la Russie et de ses partenaires membres de l'CEI.

"Kant est la première et unique, à ce jour, base militaire strictement russe que nous ouvrons depuis les treize ans d'existence de l'Etat russe. Cela se fait compte tenu des intérêts nationaux de la Russie et des besoins de sécurité de nos alliés les plus proches dans le cadre de l'Organisation du Traité de sécurité collective", a précisé le ministre de la Défense Serguéi Ivanov.

Vladimir Poutine, pour sa part, a rappelé les événements qui avaient eu lieu en 1999 et 2000 dans le sud de la Kirghizie : "Les terroristes venaient ici comme chez eux, tuant impunément des gens. Si, à l'époque, il y avait eu une base à cet endroit, les événements auraient pris une autre tournure". Non moins catégorique était Askar Akaev, constate le journal : "La Russie nous a été envoyée par le Ciel et par l'histoire. Sans la Russie, notre alliée, nous n'aurions pas franchi les difficiles périodes des tournants cruciaux de l'histoire".

KOMMERSANT

La Banque de Russie a rendu publiques les données sur l'endettement extérieur de la Russie dans la première moitié de 2003. Comme, dans ce cas concret, selon les normes du Fonds monétaire international, la dette extérieure est comptabilisée avec les emprunts des banques et entreprises, cette dette s'est accrue de 7 milliards de dollars (+4,6%) pour atteindre 159,1 milliards de dollars, pendant la période en revue.

La dette du système bancaire, les engagements des établissements de crédit y compris, a augmenté de 2,7 milliards pour atteindre 17,1 milliards, et celle des entreprises non financières a progressé de 7 milliards pour se porter à 40,6 milliards de dollars, constate le "Kommersant".

La dette des organes administratifs publics (excepté les crédits du F.M.I.) a diminué de 2,6 milliards de dollars pour se fixer à 94,2 milliards de dollars au 1er juillet 2003. Celles des organismes de contrôle monétaire, qui comprend la dette de la Banque de Russie, ainsi que la dette des organes publics produite par les crédits du F.M.I., est restée inchangée au cours des six premiers mois de l'année et s'élève toujours à 7,3 milliards de dollars.

A noter, souligne le journal, que la réduction de la dette des organes administratifs publics a été obtenue iniquement par les efforts du gouvernement fédéral, tandis que les entités formant la Fédération restent redevables de 1 milliard de dollars, comme avant.

La nouvelle dette extérieure du gouvernement fédéral se montait à 37,6 milliards de dollars en juillet 2003 (diminution de 2,9 milliards au cours du premier semestre) et l'ancienne dette soviétique s'élève à 55,5 milliards (croissance de 0,3 milliard pendant la même période).

GAZETA

Commentant la décision d'Evgueni Kafelnikov d'abandonner le tennis, la "Gazeta" note :

"Avec Kafelnikov, toute une époque du tennis russe, du moins masculin, s'en va pour toujours. Il a été le premier partout : le premier à décrocher un titre du Grand chelem (Roland-Garros), le premier à remporter des Jeux olympiques (Sydney), le premier, enfin, à gagner la Coupe Davis. Autant dire qu'une époque des grandes victoires s'en va avec lui. D'autant que Marat Safine, l'unique, paraît-il, successeur de "Kalachnikov" (comme on surnomme Kafelnikov en Occident dès le début de sa carrière) n'arrive pas à retrouver son jeu depuis un an déjà.

Tout a été dans la vie d'Evgueni. Il a connu l'amour et la déception dans son pays, l'ovation et l'accusation de veulerie coupable à l'étranger. Des prix fous et des titres d'honneur, et aussi la grisaille des matches souvent honteux au début de tournois pas très importants.

Et pourtant, nous devons lui dire merci. Car avant lui, nous n'avions pratiquement rien dans le tennis. Ni titres, ni renommée. Rien que des qualifications plutôt accidentelles pour des tournois sérieux. Avec Kafelnikov, ces qualifications sont devenues régulières et attendues".

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