"J'ai expliqué à nos partenaires que nous aspirons à la libéralisation et à l'ouverture du commerce, mais nous nous heurtons à de très sérieuses restrictions", a indiqué le chef de l'Etat russe.
"Dès que notre production devient compétitive, nous nous heurtons inévitablement à ce genre de restrictions. Je veux parler, entre autres, des exportations de nos produits sidérurgiques", a ajouté le Président russe.
Il a fait remarquer que, dans le cadre de l'APEC, les problèmes de l'Organisation mondiale du Commerce (OMC) avaient été examinés dans le menu détail.
"Les rencontres au sommet ont été productives, de sorte que l'on a réussi à passer en revue les problèmes de la région et à poser les questions qui nous préoccupent, tout cela dans une atmosphère informelle", a indiqué Vladimir Poutine.
Et d'ajouter: "Inutile de dire à quel point l'Asie-Pacifique est importante pour la Russie". Comme l'a très bien noté le Premier ministre canadien, on a tout lieu d'être de plus en plus optimiste quant au développement de cette région par rapport à d'autres parties du monde.
"Evidemment, avec deux tiers de son territoire en Asie et plus de 30 millions de citoyens habitant au-delà de l'Oural, la Russie se doit d'exploiter toutes ces possibilités", a-t-il poursuivi, tout en déplorant que la Russie ne pouvait "malheureusement pas se vanter d'un développement dynamique de ses contacts en Asie".
"Par tradition, la Russie s'aligne sur l'Europe de l'Ouest et l'Amérique du Nord, et nos principales capacités de production se trouvent justement concentrées dans la partie européenne du pays. Cependant, la région asiatique est très prometteuse, et nous ne devons pas laisser passer l'opportunité de participer à ces processus", a conclu Vladimir Poutine.