"GAZETA"
"L'attitude musulmane envers les Juifs a divisé Poutine et Bush": le quotidien "Gazeta" publie, sous ce titre, un article où on lit notamment:
La rencontre prévue entre Vladimir Poutine et George Bush a été annulée au Forum de coopération économique Asie-Pacifique à Bangkok. De toute évidence, la participation du président russe au sommet de l'Organisation de la Conférence Islamique (OCI), la plus grande organisation des pays musulmans au monde, en a été la cause. La question de savoir comment les musulmans doivent résoudre le "problème juif" et soutenir la Palestine a été un des thèmes brûlants de ce sommet. Des propos antisémites y ont retenti.
Au forum de l'APEC, la question suivante a été posée au président russe: "Que faire pour contrebalancer la superpuissance des Etats-Unis?" Cette question a suscité des applaudissements dans l'assistance. La réponse de Vladimir Poutine a également été applaudie: il convient d'adopter et de respecter rigoureusement la législation internationale. "La situation est devenue difficile à prévoir, ce qui inspire des craintes. Les anciens systèmes craquent ... Le monde ne sera sûr que s'il devient multipolaire".
"IZVESTIA"
"Non pas buter jusque dans les chiottes, mais étouffer dans l'oeuf": c'est en prononçant ces paroles que le président de Tchétchénie Akhmad Kadyrov est entré hier officiellement en fonction, lit-on dans les "Izvestia". Akhmad Kadyrov a prêté serment en posant sa main sur la Constitution tchétchène adoptée il y a six mois, et non pas sur le Coran, comme le supposaient certains observateurs. Le nouveau président a parlé russe en jurant de servir fidèlement le peuple multinational de la république et de respecter les deux Constitutions: celle de la Russie et celle de la Tchétchénie. Mais il a déclaré devant les journalistes que le Coran était pour lui la loi principale et que, si tout le monde avait vécu selon les préceptes du Coran, il n'y aurait eu de guerre nulle part.
Aussitôt après son investiture, Akhmad Kadyrov signera le décret sur la création de la commission chargée d'enquêter sur les événements qui se produisent en Tchétchénie, informent les "Izvestia". D'après les données du journal, la commission démasquera non seulement les participants au renversement du pouvoir en Tchétchéno-Ingouchie en 1991, mais aussi les fauteurs des crises de 1994 et de 1999. En fait, cela doit contribuer à l'accomplissement des promesses d'Akhmad Kadyrov de mettre fin à la guerre. Les observateurs estiment que le nouveau président tâche de se débarrasser ainsi des concurrents potentiels qui se sont installés à Moscou, indiquent les "Izvestia".
"KOMMERSANT"
Le nouveau président d'Azerbaïdjan Ilkham Aliev a déclaré que son concurrent principal à la récente élection présidentielle Issa Gambar, leader du parti d'opposition "Moussavat", pourrait être traduit en justice pour les troubles qui ont eu lieu les 15 et 16 octobre. Des dizaines de partisans d'Issa Gambar sont déjà arrêtés. Cependant, l'opposition insiste sur le fait que les résultats de l'élection présidentielle ont été falsifiés et projette d'organiser le 22 octobre un meeting de protestation à Bakou.
Selon les observateurs, des arrestations massives et d'autres actions de répression ont lieu à l'égard de l'opposition en vue de l'intimider. Les adversaires du régime actuel estiment que les autorités tâchent de décapiter l'opposition, en vue de torpiller aussi bien le meeting prévu que les actions suivantes des opposants. Le maire de Bakou a déjà déclaré que l'opposition ne serait pas autorisée à organiser des rassemblements.
"VEDOMOSTI"
Le gouvernement russe a officiellement classé l'Ukraine parmi les pays à juridictions douteuses qui ne luttent pas contre le blanchiment d'argent. Les fonctionnaires russes, fait remarquer le journal, ont préféré se quereller avec leurs voisins pour suivre les recommandations du Groupe d'action financière sur le blanchiment des capitaux (GAFI). En réponse, l'Ukraine s'apprête à prendre des sanctions économiques contre les producteurs russes.
Les experts n'excluent pas que la décision de la Russie de porter l'Ukraine sur la "liste noire" est susceptible d'entraîner une nouvelle spirale de la guerre commerciale entre les deux pays, fait remarquer le quotidien "Vedomosti". "Si l'Ukraine introduit effectivement des restrictions frappant les producteurs russes, cela provoquera certainement des mesures de rétorsion", a déclaré Vladimir Ilitchev, expert du Centre de la politique commerciale et du droit.
"NEZAVISSIMAIA GAZETA"
La vague de scandales à propos des espions qui a déferlé ces derniers temps sur les pays occidentaux en suscitant de sérieux reproches à l'adresse de la Russie ne s'est pas encore apaisée (les informations sur les agents du service de renseignements militaires russe démasqués en Serbie publiées il y a quelques semaines sont encore fraîches), que la presse mondiale vient d'évoquer la "découverte" d'agents de la Direction principale du renseignement (GROU), mais cette fois en Allemagne.
Apparemment, souligne la "Nezavissimaia gazeta", les scandales à propos des espions qui ont éclaté dans les pays d'Occident, alors que les chefs de leurs gouvernements continuent de multiplier les déclarations réciproques d'amour et d'amitié, profite aux milieux politiques qui continuent de considérer la Russie et d'autres pays de l'ancien camp socialiste comme leurs principaux adversaires.