Chasseurs pour le Brésil: la Russie favorite de l'appel d'offres

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La Russie compte remporter l'appel d'offres brésilien pour l'achat de vingt chasseurs où elle est représentée par les avionneurs Sukhoi et MiG, mais les Brésiliens donnent la préférence au Su-35.

La Russie compte remporter l'appel d'offres brésilien pour l'achat de vingt chasseurs où elle est représentée par les avionneurs Sukhoi et MiG, mais les Brésiliens donnent la préférence au Su-35.

 

"Nos pilotes sont ravis de ce chasseur. Nous voulons qu'il remporte l'appel d'offres, mais il y a un lobby puissant en faveur du Mirage français", a indiqué dans un entretien confidentiel un représentant haut placé du ministère brésilien de la Défense.

 

Selon un membre de la délégation russe, Sergueï Ivanov, alors qu'il était en visite officielle au Brésil, "a profité de la moindre occasion pour vanter les mérites" du Su-35 et d'autres matériels de guerre russes.

 

"Promouvoir les intérêts économiques de son pays à l'étranger, voilà c'est ce qu'il y a de plus normal pour tout fonctionnaire de niveau gouvernemental", a-t-il souligné.

 

Les résultats de l'appel d'offres devraient être annoncés dans deux mois.

 

L'employé du ministère brésilien de la Défense rappelle que le principal argument en faveur d'un contrat avec les Français est la participation au projet d'une société locale.

 

Deux autres candidats, les Américains avec leur F-16 et les Suédois (Golfstream) ne sont pas favoris. Ce qui veut dire que la lutte se déroulera entre Su-35 et le Mirage.

 

Ce n'est pas un hasard si l'hôte de marque russe, en visitant le groupe aéronautique brésilien Avibras, a fait ressortir le caractère polyvalent du Su-35, ajoutant qu'en Russie "la tendance est actuellement aux armements polyvalents".

 

A peine l'avion du ministre russe de la Défense a-t-il décollé de la base aérienne Galileo près de Rio de Janeiro, l'avion transportant une délégation représentative russe conduite par le vice-ministre du Développement économique Roald Piskoppel s'est posé à l'aéroport international situé à côté. Les représentants du concepteur des célèbres hélicoptères Mi-17 (ils sont livrés à certains pays d'Amérique latine), l'Usine d'hélicoptères Mil, et du fabricant de ces appareils, l'Usine des hélicoptères de Kazan, font partie de la délégation.

 

Sergueï Ivanov et les responsables du ministère brésilien de la Défense se sont à peine entendus sur une nouvelle relance de la coopération technico-militaire entre les deux pays, une équipe de spécialistes russes arrivait déjà au Brésil.

 

"Comme la Russie, le Brésil a des frontières extrêmement longues qui passent souvent par des forêts tropicales difficilement accessibles. Le pays a donc besoin d'aéronefs pour protéger ses frontières par lesquelles d'énormes quantités de stupéfiants entrent en contrebande dans le pays", a indiqué l'interlocuteur de RIA-Novosti.

 

Les hélicoptères Mil se sont très bien recommandés en Amérique latine et le Brésil est intéressé à leur acquisition vu leur prix modéré et leurs brillantes performances.

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