Prochainement, la Fédération de Russie élaborera un plan d'actions en vue de promouvoir le Processus de Bologne et d'y participer, a annoncé, lors d'une conférence de presse mercredi, le premier vice-ministre russe de l'Education Alexandre Kisselev.
Cette conférence de presse était consacrée à l'ouverture d'un symposium conjoint du ministère de l'Education de la Fédération de Russie et du Séminaire de Salzbourg, où seront notamment examinés les problèmes du Processus de Bologne auquel la Russie avait adhéré le 19 septembre dernier.
Le but final du Processus de Bologne consiste à mettre en place, d'ici à 2010, sur l'ensemble de l'Europe, d'un espace éducatif uni, et à créer de meilleures possibilités pour ceux qui veulent faire leurs études dans les grandes universités européennes, a indiqué le vice-ministre russe de l'Education nationale. "Les pays européens en son aujourd'hui à l'étape de la planification stratégique de leurs actions tendant à mettre en place cet espace éducatif", a annoncé pour sa part la directrice des programmes russes d'enseignement supérieur à l'Université de Salzbourg (Autriche) Elena Kamenskaïa.
L'adhésion officielle de la Russie au Processus de Bologne "lui donne la possibilité de devenir un participant actif au processus éducatif mondial, au lieu d'en être l'observateur passif", a encore déclaré le premier vice-ministre russe de l'Education.
Alexandre Kisselev a notamment souligné que l'adhésion russe au Processus de Bologne "ne changera rien dans le caractère fondamentale de l'éducation russe". "Notre système éducatif est bon et nous n'avons aucun pays à rattraper en la matière", a-t-il ajouté.