Cette fois, les parties se pencheront sur les questions controversées concernant l'accès du marché russe des produits et des services. Ainsi que l'a annoncé la veille aux journalistes le vice-ministre russe du Développement économique et du Commerce, Maxime Medvedkov, parmi les problèmes irrésolus il reste encore les limitations de l'accès du marché des services financiers, de transport et de conseil, ainsi que pour une série de groupes de marchandises, dont les avions, les automobiles et les meubles.
La délégation russe n'a pas l'intention d'abandonner ses positions en ce qui concerne l'accès du marché des services bancaires et des assurances, a souligné Maxime Medvedkov.
"Nous sommes disposés à libéraliser au maximum le marché pour les investissements directs mais nous n'avons pas l'intention de l'ouvrir aux services transfrontière (ouverture en Russie de succursales de sociétés occidentales)", a expliqué le vice-ministre.
Le problème des prix des matières énergétiques semblait inévitable lors des négociations. L'UE demandait avec instance à la Russie de renoncer à leur régulation sur le marché intérieur.
Cette question a fait l'objet d'une discussion lundi au cours d'un entretien du premier ministre Mikhaïl Kassianov avec son homologue français Jean-Pierre Raffarin. Au terme de la rencontre, Mikhaïl Kassianov a déclaré aux journalistes que les prix des hydrocarbures en Russie ne seraient pas un obstacle aux négociations avec l'Union européenne.
Selon Mikhaïl Kassianov, le premier ministre français lui avait assuré un soutien de principe aux efforts déployés par la Russie pour adhérer à l'OMC.