Il vient de participer à la session d'automne de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe, à Strasbourg.
Lors de sa rencontre avec le secrétaire général du Conseil de l'Europe, Walter Schwimmer, avant la clôture des travaux de la session, Mikhaïl Marguelov a soulevé le problème de la disproportion qui existe entre la participation de la Russie au travail des structures et à la mise en uvre des projets de Conseil de l'Europe, d'une part, et le montant de la cotisation annuelle de la Fédération de Russie dans cette organisation.
La coopération avec le Conseil de l'Europe, y compris avec l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe, est d'une importance fondamentale pour la Russie, a indiqué le président du Comité pour les Affaires internationales de la Chambre haute du Parlement russe. Et d'ajouter qu'à Strasbourg, s'est concentrée l'expérience de longues années de l'édification en Europe d'institutions démocratiques et d'une société civile. A part cela, le travail à l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe offre une possibilité unique en son genre pour coopérer avec les délégations parlementaires de divers pays.
Dans le même temps, le sénateur juge nécessaire d'étoffer la coopération entre la Fédération de Russie et le Conseil de l'Europe par un contenu qualitativement nouveau. Très peu de Russes travaillent encore au Secrétariat du Conseil de l'Europe, a fait remarquer le vice-président de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe.
Cela dit, Mikhaïl Marguelov a déclaré l'intention de la Russie de présenter sa candidature au poste de directeur du Département de la Culture qui sera vacant dès janvier prochain. En outre, a-t-il indiqué, la Russie proposera aussi ses candidats pour d'autres postes, dont celui du président de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe et du commissaire aux droits de l'homme.
"Il nous importe de savoir ce que la Russie tire concrètement de sa participation au Conseil de l'Europe", a noté le sénateur russe.
Selon le vice-président de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe, dès l'année prochaine, l'attitude de la Fédération de Russie au Conseil de l'Europe sera offensive, encore que ce ne soit pas sur le plan propagandiste, mais institutionnel, et la principale tâche y sera de défendre les intérêts nationaux de la Fédération de Russie dans les actes concrets.