En parlant de l'influence des émissions de gaz carbonique dans l'atmosphère ou de l'impact du facteur anthropique sur le réchauffement global, il ne faut pas perdre de vue que dans ce problème beaucoup de questions restent encore sans réponses, a relevé Andreï Illarionov.
"Certaines études scientifiques révèlent que depuis 400.000 ans on observe tous les 100.000 ans un brusque réchauffement de la température sur la Terre, et cela ne saurait en aucune façon être lié à l'activité de l'homme. Au cours du dernier millénaire des réchauffements se sont produits aux XI-e, XIV-e et XVII-e siècles", a rappelé Andreï Illarionov.
Celui-ci a tenu à préciser qu'au XX-e siècle la température moyenne avait augmenté de 0,6 degré. Seulement les observations indiquent que souvent cela n'a aucun rapport avec l'essor de la production. Ainsi, dans les années 40-70, période de brusque accroissement de la production dans le monde, la température moyenne sur la Terre a baissé de 0,2 degré. Par ailleurs, au début des années 20 du siècle dernier, en pleine période de récession, la température a grimpé.
"Une question se pose alors: la réduction de ces émissions, y compris dans le cadre du Protocole de Kyoto, permettra-t-elle de parvenir aux objectifs fixés et de stabiliser la température moyenne sur la planète? Il nous faut répondre à cette question et ensuite décider si la Russie doit ou non ratifier le protocole de Kyoto", a souligné le conseiller du président.