C'est au cours de leur rencontre de février dernier que les Présidents russe, ukrainien, biélorusse et kazakh ont déclaré leur intention de créer une nouvelle structure - un Espace économique unique dans le cadre de la CEI.
"C'est une initiative de plus pour créer au sein de la CEI un groupement d'intégration qui fonctionne normalement au lieu de multiplier la paperasse et les traités de toute sorte que nous signons souvent sans aucune utilité", a fait remarquer Noursoultan Nazarbaïev.
Il s'est dit certain que l'intégration régionale est aujourd'hui un impératif du temps. "Dans tous les pays membres de la CEI, on observe à présent une croissance économique, ce qui requiert de nouveaux marchés", a poursuivi le Président kazakh.
"Pour déboucher sur ces marchés, on doit s'entendre sur l'intégration régionale, ouvrir les frontières et concerter les tarifs douaniers. Bref, il faut lever toutes les barrières qui entravent la libre circulation des marchandises et des capitaux", a indiqué Noursoultan Nazarbaïev. "C'est justement dans le contexte de ces idées pragmatiques que de nouvelles initiatives naissent, y compris celle de l'EEU".
Selon Noursoultan Nazarbaïev, la création d'une zone de libre échange serait un premier pas vers l'Espace économique unique.
"Si ces quatre Etats (la Russie, la Biélorussie, l'Ukraine et le Kazakhstan), qui comptent parmi les plus développés au sein de la CEI, arrivent à créer un groupement d'intégration normal - et c'est justement ce que nous voulons - s'ils parviennent à instaurer la libre circulation des marchandises et des capitaux, ainsi que des personnes et des services, ce groupement constituera un pôle d'attraction pour d'autres membres de la CEI, a souligné le Président kazakh. Mais pour y adhérer, il faudra remplir certaines conditions".
"Après la signature d'un accord approprié par les quatre Etats susmentionnés, il s'agira de modifier les législations nationales sur les impôts, la douane, les avantages sociaux et les subsides versés à différentes branches de l'économie, et surtout aux monopoles naturels. L'examen et l'homologation par les parlements concernés des documents appropriés demandera du temps", a souligné le chef de l'Etat kazakh.
D'après Noursoultan Nazarbaïev, "ce n'est qu'une fois ces formalités accomplies qu'un Etat pourra adhérer à l'Espace économique unique".