"Jusqu'à présent la Russie subventionne l'économie biélorusse en lui livrant du gaz au prix du marché russe intérieur et en lui accordant des tarifs préférentiels pour les transports ferroviaires. Telle était la bonne volonté de notre gouvernement", a dit l'expert. "Si Loukachenko (président de la Biélorussie) continue à négliger les ententes antérieures sur l'utilisation du rouble russe en qualité de moyen de paiement unique, la bonne volonté peut expirer et, comme conséquence, le gaz deviendra plus cher", a estimé Valeri Fedorov.
Le président Vladimir Poutine a adressé la semaine dernière au président de la Biélorussie une lettre dans laquelle il lui proposait de conclure sans plus tarder un accord sur l'utilisation du rouble russe en tant que moyen de paiement unique sur le territoire de la Russie et de la Biélorussie. Le premier ministre russe, Mikhaïl Kassianov, a déclaré samedi dernier, en commentant la réaction de Minsk, que l'accord ne pourrait pas être signé dans l'immédiat "en raison de la position adoptée par la direction biélorusse".
Mikhaïl Kassianov a dit aussi que "Gazprom" venait de proposer au gouvernement d'abandonner les négociations avec la Biélorussie sur la création d'un réseau commun de transport de gaz. Le premier ministre a précisé que "Gazprom" considérait les divergences avec le partenaire biélorusse sur le gaz comme fondamentales et insurmontables.
Commentant la position de "Gazprom", Valeri Fedorov a souligné que seule la Biélorussie bénéficiait de livraisons de gaz à prix réduit. Les cours à l'exportation sont plusieurs fois supérieurs aux prix intérieurs, a rappelé l'expert. "Les sociétés russes qui voudraient investir dans l'économie biélorusse ne feront rien si la partie biélorusse ne respecte pas les ententes intervenues", a ajouté Valeri Fedorov.