Victor Danilov-Danilian a précisé que, parallèlement à l'instauration de quotas, le protocole prévoit également des programmes de "réalisation conjointe". Des investisseurs financent la modernisation et le rééquipement de l'entreprise, et ils sont rémunérés sur les profits résultants des économies liées à la baisse du niveau d'émission de gaz à effet de serre.
Le scientifique a précisé que de pareils projets d'investissement étaient déjà discutés avec le Danemark et les Pays-Bas. "Mais aucun pays ne consentira à ce projet si nous ne ratifions pas le Protocole de Kyoto", a relevé l'expert.
M.Danilov-Danilian a qualifié d'"erreur profonde" l'opinion selon laquelle l'imposition de quotas sur les rejets de gaz à effet de serre pourrait freiner le développement de l'économie russe. Il a indiqué que la Russie n'utilisait pas 30 pour cent des quotas qui lui étaient dévolus.
"Nous ne devrions pas dépasser le niveau (de pollution en effet de serre) de l'année 1990, lorsque le pays a enregistré un niveau de production élevé", a-t-il précisé. "Aujourd'hui, les équipements désuets ne permettent pas d'atteindre le niveau de production précédent. Et l'utilisation de nouvelles technologies contribuera à réduire les rejets de gaz à effet de serre" ainsi a conclu le spécialiste.