En premier lieu, a-t-il indiqué, il faut garantir des prix égaux et des marchés libres sur les territoires des deux Etats. La partie russe refuse de le faire et de ce fait le leader biélorusse ne peut décider d'introduire la monnaie unique "sans savoir toutes les retombées" de cette mesure pour la Biélorussie. Il craint que son pays puisse "se retrouver sans argent, salaires et retraites" si le traité de monnaie unique est signé avec que ne soient réglées les questions financières et économiques afférentes.
"Les nouveaux dirigeants russes ne veulent pas suivre la voie que nous avons choisie il y huit ou neuf ans" (sous Eltsine), a noté Alexandre Loukachenko.
Lundi, le vice-premier ministre et ministre des Finances Alexeï Koudrine a déclaré à Moscou que la date de signature de l'accord de monnaie russo-biélorusse unique dépendait de la partie biélorusse et que Moscou était prêt à le signer.
La semaine dernière, le président Vladimir Poutine avait fait parvenir à son homologue biélorusse un message où il proposait à Alexandre Loukachenko de signer cet accord à brève échéance.