"La création de l'EEU ne vise pas à contrebalancer la CEI. Qui plus est, tout pays de la CEI peut adhérer à l'accord en cas de respect des principes de l'Espace", a-t-il indiqué.
Le responsable du ministère a relevé que l'accord a été élaboré sur la base des documents de coopération dans le cadre de la Communauté.
Selon Dimitri Soukhoparov, les pays du "quatuor" doivent démontrer aux pays de la CEI les aspects attrayants de l'accord sur la création de l'EEU.
"Outre les pays de la Communauté, l'Espace peut inclure d'autres Etats disposés à respecter les conditions de l'accord", a fait ressortir le vice-ministre.
Il a également fait savoir que la création de l'espace économique unique n'aura pas d'impact négatif sur les relations bilatérales entre la Russie et la Biélorussie.
Le projet ne fera qu'améliorer les relations entre les deux pays, car il vise à libéraliser les régimes du commerce, ce qui favorise le développement des rapports bilatéraux, estime Dimitri Soukhoparov.
Selon lui, le commerce avec l'Ukraine, la Biélorussie et le Kazakhstan constitue 90 pour cent des échanges commerciaux de la Russie au sein de la CEI et 15 pour cent des échanges extérieurs. La Biélorussie est le deuxième partenaire commercial de la Russie, devançant l'Ukraine, et le Kazakhstan se trouve parmi les dix pays ayant des échanges stables avec la Russie.
La création de l'EEU répond aux intérêts des quatre pays de la CEI, ces derniers ayant des indices économiques semblables et disposant du plus grand potentiel économique parmi les membres de la CEI, a relevé Dimitri Soukhoparov.
Le marché russe est important pour l'Ukraine, la Biélorussie et le Kazakhstan, car ces pays sont liés par une étroite coopération dans les différentes branches de l'industrie, a souligné le responsable du ministère russe du Développement économique et du Commerce.