LA RUSSIE COMPTE SUR LES LANCEMENTS DEPUIS KOUROU

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JOUKOVSKI (région de Moscou), 21 août (de notre correspondant Edouard Pouzyriov). Seule la coproduction internationale permettra à la Russie de faire face à la concurrence malgré la chute notable de la demande sur le marché international des services spatiaux, a estimé jeudi Iouri Koptev, directeur de l'Agence aérospatiale russe "Rosaviakosmos".

"Certains chefs d'entreprises spatiales se montrent critiquent à l'égard des contrats signés par Rosaviakosmos et l'Agence spatiale européenne (ESA) et portant sur la construction d'un cosmodrome sur l'île de Kourou (Guyane française) pour effectuer des lancements commerciaux de satellites. Alexandre Medvedev, directeur du Centre spatial de recherche-production Khrounitchev, estime que la nouvelle version de la fusée-porteuse "Soyouz", qui sera utilisée à Kourou fera concurrence au lanceur "Proton" conçu par le Centre, a indiqué M.Koptev.

Selon les calculs, les tirs de la fusée russe "Soyouz" depuis le site de Kourou rapporteront de 800 à 850 millions de dollars par an à Rosaviakosmos, soit 25% de plus qu'à l'heure actuelle.

"La Russie doit créer de nouveaux lanceurs lourds compétitifs, sinon les lanceurs "Ariane-5" (France) et "Atlas" (Etats-Unis), ainsi que des nouveaux lanceurs chinois, japonais et indiens en gestation, peuvent effectivement évincer "Proton" qui demeure en tête sur le marché des lancements de satellites lourds", a-t-il dit pour conclure.

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