"Même en cas de baisse des prix mondiaux du pétrole notre budget sera protégé contre les maux tels que la crise financière de 1998", a-t-il déclaré.
Selon lui, ceci sera possible grâce au fonds de stabilisation dont le volume constituera l'année prochaine déjà plus de 83 milliards de roubles (environ 2,5 milliards d'euros), et qui augmentera davantage dans les années à venir.
Il a été décidé d'augmenter de cinq milliards de roubles les sommes destinées aux projets d'investissement. Ces moyens seront utilisés pour la construction de métros et de logements. Parmi les projets d'investissements, le vice-premier ministre a cité la construction de ferry-boats pour le transport entre Saint-Pétersbourg et Kaliningrad (enclave russe sur la mer Baltique) et la reconstruction de l'aéroport de Khrabrovo à Kaliningrad. Le deuxième fait important, selon Alexeï Koudrine, est l'augmentation à 2-3 milliards de roubles du financement des programmes spatiaux, avant tout de la construction de l'ISS.
Il a été décidé d'augmenter également de 1 milliard de roubles le financement de l'agriculture.
Le ministre des Finances a relevé que la croissance du volume d'investissements n'a pas augmenté les dépenses du budget, car elle est due à la répartition des bénéfices.
Le budget 2004 "vise l'avenir", a-t-il indiqué.
"Nous avons passé l'année 2003, la plus difficile du point de vue du paiement des dettes extérieures", a dit Alexeï Koudrine. "Nous avons surmonté cette épreuve", a-t-il relevé.
Maintenant, la Russie doit faire face à une nouvelle étape difficile : elle doit prouver que même la baisse des prix du pétrole ne l'empêchera pas d'exécuter ses obligations budgétaires, selon le vice-premier ministre.
Parmi les obligations, il a cité notamment la baisse de l'inflation jusqu'à 10 pour cent en 2004 et jusqu'à 5-7 pour cent en 2006 et le maintien d'un cours stable de la monnaie russe.