Le parlement ne parvient pas à obtenir du pouvoir exécutif une information claire sur ce que le gouvernement entreprend dans les négociations énergétiques avec la Russie, a déclaré mercredi la présidente du parlement, Nino Bourdjanadze.
Alors que les membres du gouvernement et le président ne s'y attendaient pas du tout, elle est arrivée à la chancellerie d'Etat pour intervenir au cours de la réunion du cabinet qui s'y tenait.
Laissez-nous achever les pourparlers avec Gazprom et Electricité de Russie et si les accords mis en forme ont besoin d'être ratifiés par le parlement, nous fournirons à l'organe législatif des informations complémentaires, lui a répondu le président géorgien, Edouard Chevardnadze.
Le chef de l'Etat géorgien a invité les parlementaires à envisager toutes les possibilités d'importation de courant et de gaz naturel. L'électricité et le gaz, nous ne pouvons pas les acheter aux Etats-Unis pas plus qu'en Azerbaïdjan, en Arménie ou en Turquie. Pour certaines considérations la Géorgie est dans l'impossibilité d'acheter du gaz à l'Iran, a dit Edouard Chevardnadze.
Selon celui-ci, en matière d'énergie le seul partenaire réel de la Géorgie est la Russie.
Le président géorgien a rendez-vous mercredi en fin de journée avec le président d'Electricité de Russie, Anatoli Tchoubaïs.