Commentant, dans une interview au journal "Rossiiskaïa gazera", dans son numéro de mardi, 15 juillet, l'avis de certains que la Fédération de Russie ne devrait par ratifier le Protocole de Kyoto, le chef adjoint du gouvernement russe a déclaré, en substance, que toute le problème résidait sans doute dans la rapidité et la qualité du développement de l'économie russe.
"Prenons le scénario optimiste, a supposé Viktor Khristenko. Dans un tel cas, nous réussissons à doubler le PIB d'ici 2010, alors que, compte tenu de notre stratégie énergétique, la consommation spécifique d'énergie du PIB réduira de moitié d'ici 2020. Est-ce que dans ce cas-là nous devons craindre le Protocole de Kyoto? Pas du tout. C'est que la Russie respecte plutôt facilement ses impératifs, il lui y reste même une certaine réserve.
"Envisageons également le scénario le plus pessimiste du point de vue du Protocole de Kyoto. Autrement dit, nous doublons le PIB, mais n'arrivons pas à économiser l'énergie consommée. Serons-nous frappés de sanctions? C'est possible, dirait-on. Quoi qu'il en soit, nous n'arriverons jamais à doubler le PIB, si nous n'économisons pas. Par conséquent, le Protocole de Kyoto nous pousse tout simplement vers une croissance qualitative, estime le vice-Premier ministre de la Fédération de Russie.
"A l'issue d'une analyse définitive, a noté, en conclusion Viktor Khristenko, les experts vont établir leur pronostic, et nous allons définir notre prise de position et ce, à partir, évidemment, des intérêts de la Russie et avec le plus grand pragmatisme".
Vers le début de l'année en cours, le Protocole de Kyoto a été ratifié par 102 Etats, et notamment par tous les pays-membres de l'Union européenne (UE), le Japon, le Canada, la Chine et le Brésil. A signaler que les Etats-Unis figurent parmi les pays qui ont refusé de ratifier le Protocole de Kyoto. Le principal dans le Protocole, ce sont des engagements quantitatifs des pays-signataires à réduire et affaiblir les rejets dans l'atmosphère des gaz à effet de serre.