Les conséquences de la catastrophe de la centrale nucléaire de Tchernobyl disparaîtront pratiquement entièrement en Russie vers 2050. Ce pronostic a été fait par Roudolf Aleksakhine, membre de l'Académie russe de l'agriculture, au cours d'une conférence de presse à RIA-Novosti.
Après l'accident, des millions d'hectares de terres ont été pollués en Russie. La région de Briansk en a surtout pâti: un taux de radiation accru est enregistré jusqu'à présent dans 7 districts de cette région. 18 000 hectares de terres ont été déclarées impropres à l'exploitation.
Les mesures de réhabilitation du sol qui ont été prises, surtout des terres agricoles, permettent de prévoir que, vers 2050, les "taches de radiation" en Russie ne dépasseront pas quelques dizaines d'hectares, estime Roudolf Aleksakhine.
Les craintes de la radiation éprouvées par la population sont exagérées. "Aujourd'hui, la radiation n'est pas le plus grand danger pour la biosphère, la menace chimique et les changements globaux du climat sont bien plus dangereux", estime l'expert.
Selon lui, "en fait, le problème posé par Tchernobyl n'existe plus en Russie dans son ensemble".