Cela dit, Vladimir Poutine a fait remarquer que l'Europe est en train de réexaminer, aujourd'hui, les rythmes de croissance de son économie, ainsi que les besoins de cette dernière en ressources énergétiques.
"Nous estimons que nos possibilités en matière d'énergie seraient bien sollicitées par l'Europe", a souligné le Président Poutine. Et d'ajouter: "A l'heure actuelle, tant la Russie elle-même que ses partenaires s'en rendent parfaitement compte".
Comme l'a signalé le leader russe, dans le domaine de l'énergie, Moscou et Bucarest ont des rapports tout à fait privilégiés compte tenu des volumes des ressources énergétiques russes présentes sur les marchés de l'Europe de l'Est et des restrictions concernant les hydrocarbures russes en vigueur dans les pays de l'Union européenne (UE).
Vladimir Poutine s'est dit persuadé que les cadences de croissance de la coopération entre la Fédération de Russie et la Roumanie ne perdraient rien de son dynamisme à l'avenir. "Il est seulement à savoir, a-t-il continué, comment il en ira avec des pays concrets". Cela dit, le chef de l'Etat russe a tenu à préciser que, depuis ces dernières années, les liens de la Russie avec ces partenaires traditionnels, soit les pays d'Europe Centrale et de l'Est, se relâchaient peu à peu, alors qu'avec les Etats d'Europe de l'Ouest, ces liens se resserraient de plus en plus.
Vladimir Poutine juge nécessaire d'y modifier la situation pour le mieux, tout en créant des conditions propices au bon développement des rapports commerciaux et économiques.