"Le chiffre d'affaires de l'industrie forestière se monte actuellement à 8 milliards de dollars par an mais, étant donné le fait que le coût du bois non certifié est de 15 à 20% inférieur à celui du bois certifié, les pertes du pays se montent à 1 milliard de dollars par an. Il faudrait aussi tenir compte des revenus du "marché noir", a dit le député.
Alexandre Béliakov a reconnu que l'article du Code des forêts sur la certification obligatoire n'est pas souvent mis à exécution.
Le certificat est une sorte de "carte d'identité" pour la forêt, a expliqué le député. Le document fait mention de l'origine de la forêt, de son âge, des essences qu'on y rencontre, de son état de santé et des dimensions des coupes possibles.
"La branche forestière de Russie est près d'une crise, a dit le député. Près de 75% du bois rond, 40% des sciages, 30% de la cellulose sont exportés en Europe, aux Etats-Unis et au Japon, très sensibles à la problématique écologique", a-t-il précisé.
Si la part des produits certifiés varie aujourd'hui de 7 à 15%, la demande de ces produits peut augmenter dans les années à venir à 50%.
Mais la certification est avantageuse à la Russie elle-même : une fois appliquée, elle conduira à l'amélioration de l'écologie des forêts et à leur utilisation plus rationnelle. Le potentiel de la branche est estimé par des experts à 25, voire 30 milliards de dollars.
A condition de mener un effort persévérant en ce sens, la certification définitive des forêts russes demandera près de 5 ans, a encore indiqué le député.