Avant le lancement de la production prévu pour le début de 2006, la société DMP aura à construire trois pétroliers de type Aframax d'une capacité de 100 000 tonnes chacun.
Sovkomflot construira deux pétroliers d'une même capacité, a indiqué Neil Duffin.
La participation russe au projet a déjà dépassé le seuil de 2 milliards de dollars, selon lui.
Outre des contrats d'affrètement, on a passé des contrats prévoyant la modernisation d'une plate-forme pétrolière, la construction d'oléoducs, d'ouvrages d'infrastructure et des transports aériens.
Sakhaline-1 est un projet à long terme qui comprend l'exploitation de trois gisements dont les réserves sont estimées à 2,3 milliards de barils (307 millions de tonnes)de pétrole et à 485 milliards de mètres cubes de gaz. Les investissements généraux peuvent constituer 12 milliards de dollars. Les travaux dans le cadre du projet ont déjà englouti 1,6 milliard de dollars.
L'américain Exxon Neftegaz Ltd est l'opérateur du projet. Le consortium Sakhaline-1 comprend deux sociétés russes, Sakhalinmorneftegaz-Chelf et RN-Astra, ainsi qu'une compagnie japonaise et une société indienne.
Interrogé par les journalistes, Neil Duffin a réaffirmé les projets de sa compagnie de construire un gazoduc qui relierait Sakhaline au Japon. Les livraisons de gaz doivent commencer en 2008. D'ici là, le gaz produit dans Sakhaline sera vendu sur le marché intérieur russe.
Selon Neil Duffin, mardi, les détails du projet Sakhaline-1 ont été débattus au cours de sa rencontre avec le premier ministre Mikhaïl Kassianov. Notamment, "nous avons échangé des avis sur le côté imposition du projet", a-t-il indiqué.
Vladimir Chapoval, vice-gouverneur de la région de Sakhaline, qui a assisté à cette conférence de presse, s'est félicité de la compétitivité de compagnies de navigation russes qui ont participé à un appel d'offres avec une vingtaine d'autres sociétés de transport. Le projet Sakhaline-1, une fois réalisé, favorisera le développement économique de l'Extrême-Orient russe, a-t-il noté. Mais la navigation dans le détroit de Tatarie, entre l'île et le continent, est bien difficile. "Il faut garantir la sécurité du transport de pétrole, c'est essentiel", a souligné le vice-gouverneur.