Dans le pire des cas, une partie de tels contrats seraient tout simplement "mis en sommeil", tant que leur destin ne serait pas décidé par le gouvernement légitime de l'Irak.
Cela dit, le ministre russe des Affaires étrangères a indiqué que, lors du vote sur la résolution 1483, au Conseil de sécurité de l'Organisation des Nations Unies, Moscou avait reçu de fermes assurances de la part de Washington que les intérêts des compagnies russes en Irak ne seraient aucunement lésés.
A l'heure qu'il est, a estimé Igor Ivanov, il est nécessaire de travailler énergiquement sur ce problème précis, tant avec l'ONU qu'avec les Etats-Unis et ce, dans le cadre de la résolution 1483.
Selon le diplomate, ladite résolution renferme des dispositions indispensables à l'ultérieure défense des intérêts économiques de la Russie en Irak. Et de préciser que cette résolution stipule, entre autres, que le destin des dettes irakiennes sera réglé par l'intermédiaire du mécanisme du Club de Paris.
En outre, a ajouté le chef de la diplomatie russe, c'est justement sous la pression de la Russie que l'on avait inclus, dans la résolution en question, la disposition impliquant le contrôle de l'ONU sur le nouveau Fonds du développement de l'Irak et sur les exportations de pétrole irakien, ainsi qu'avait été prolongé jusqu'à 6 mois le délai de la progressive "mise en veilleuse" du programme humanitaire "Pétrole contre nourriture".
Le ministre a assuré les hommes d'affaires qu'à l'avenir également, la diplomatie russe défendrait énergiquement les intérêts des compagnies russes à l'étranger.
Cette rencontre avec le chef de la diplomatie russe a associé quelque 60 hommes d'affaires représentant plus de quarante de sociétés.