Cela dit, le membre de la Chambre haute du Parlement russe a tenu à rappeler que des contrats pétroliers étaient toujours le principal intérêt de la Russie en Irak. Et d'ajouter que rien que le contrat de mise en valeur du gisement de pétrole "West Qurna-2", conclu par les compagnies russes "Lukoil", Zaroubejneft" et "Mashinimport", pourrait apporter à la Russie plus de 5 milliards de dollars sous forme d'impôts et d'investissements. "Quoi qu'il en soit, ce n'est pas l'unique projet des sociétés russes en Irak", a signalé le sénateur.
C'est pourquoi, est-il persuadé, on ne doit pas parler des intérêts de la Russie, en général, mais des choses tout à fait concrètes avec les Américains qui contrôlent l'actuelle administration provisoire en Irak". "Pour ne pas se retrouver à l'écart, la Russie doit corriger et préciser son approche du problème irakien", a estimé le président du Comité pour les Affaires internationales de la Chambre haute du Parlement russe.
Pour que la Russie pourrait, effectivement, se positionner au Proche- et Moyen-Orient, elle doit y jeter son ancre économique, est l'avis du sénateur. "C'est seulement alors que l'on pourrait parler d'une stratégie à long terme dans cette partie du monde", a indiqué Mikhaïl Marguelov.